La Chine et le monde depuis 1949

Une carte mentale résumant les principales étapes du cours sur les rapports entre la Chine et le monde depuis 1949.

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La Chine et le monde depuis 1949 by Mind Map: La Chine et le monde depuis 1949

1. I. De l'isolement à l'affirmation de la Chine dans les relations internationales (1949-1979)

1.1. A. La Chine et l'URSS : une relation complexe qui aboutit à la rupture (1949-1969)

1.1.1. 1. Une alliance idéologique : l'URSS stalinienne, un modèle pour un pouvoir communiste qui cherche à industrialiser le pays

1.1.1.1. Traité de 1951 pour l'industrialisation et l'encadrement technologique

1.1.2. 2. La Chine affirme ses ambitions territoriales

1.1.2.1. Invasion du Tibet en 1950

1.1.2.2. Soutien aux milices communistes coréennes pendant la guerre de Corée (1950-1953)

1.1.2.3. La Chine se présente en leader du Tiers-monde à la conférence de Bandung (1955)

1.1.3. 3. Mao Zedong, président du PCC et maître absolu, cherche à dépasser le modèle soviétique et créer sa propre voie : le "Grand bond en avant" (1958-1960)

1.1.3.1. Une politique de planification brutale

1.1.3.2. Collectivisation des terres

1.1.3.3. Les campagnes sont sacrifiées pour l'industrialisation des villes

1.1.3.4. Un désastre humain et matériel (entre 15 et 36 M de †)

1.1.4. 4. Les divergences croissantes entre les deux modèles amènent à la rupture dans les années 1960

1.1.4.1. Une Chine de plus en plus totalitaire et radicale contre une URSS en voie de déstalinisation sous Khrouchtchev

1.1.4.2. Suite à l'échec du "Grand bond en avant", crise interne au PCC : Mao accuse l'URSS d'être responsable d'une tentative de coup d'État

1.1.4.3. La Chine obtient l'arme nucléaire en 1964 et en 1969 les deux puissances s'affrontent pour le contrôle de la frontière

1.2. B. Durant les années 1970, la Chine s'affirme comme un acteur géopolitique mondial

1.2.1. 1. 1971 : la Chine est admise à l'ONU et au Conseil de sécurité

1.2.1.1. Jusqu'alors, c'était Taïwan qui représentait la Chine traditionnelle : c'était un moyen d'empêcher une autre puissance communiste de rentrer dans le concert des nations

1.2.1.2. Dès 1964, la France avait reconnu la RPC

1.2.2. 2. Les États-Unis entament un processus de normalisation avec Pékin

1.2.2.1. Dans un premier temps, la "diplomatie du ping-pong"

1.2.2.2. Visite de Nixon en 1972 et communiqué de Shanghai : aucune puissance ne doit chercher l'hégémonie en Asie-Pacifique et les États-Unis ne reconnaissent qu'une seule Chine, Taïwan en faisant partie

1.2.3. 3. Un rayonnement idéologique à l'échelle mondiale

1.2.3.1. L'idéologie maoïste se veut une alternative radicale au communisme soviétique

1.2.3.2. Écho auprès des pays africains en cours d'indépendance et d'une jeunesse française en révolte (mai 1968)

1.2.3.3. 1966-1968 : la "Révolution culturelle", ensemble de mesures politiques et culturelles ayant pour but de renforcer le contrôle de Mao sur le PCC et sur la société

1.2.3.3.1. Épuration de l'élite intellectuelle

1.2.3.3.2. Destruction des temples

1.2.3.3.3. Purge des cadres du PCC

1.2.3.3.4. Des millions de personnes envoyées dans des camps de "rééducation par le travail" : les laogai

1.2.4. 4. Le soutien aux milices révolutionnaires en Asie

1.2.4.1. Les Khmers rouges au Cambodge (1975-1979)

1.2.4.2. Les Naxalites en Inde (années 1970)

2. II. L'ouverture de la Chine à la mondialisation et à l'économie de marché à partir des années 1980

2.1. A. La progressive ouverture de la Chine à la mondialisation est le résultat d'une volonté politique du régime politique chinois

2.1.1. 1. Mao meurt en 1976, il est remplacé par Deng Xiaoping et la politique des "4 modernisations"

2.1.1.1. Moderniser l'agriculture en redistribuant les terres et une certaine liberté aux paysans

2.1.1.2. Moderniser la défense nationale en réintroduisant la hiérarchie militaire

2.1.1.3. Moderniser la technologie en envoyant les meilleurs étudiants à l'étranger

2.1.1.4. Moderniser l'industrie en ouvrant partiellement l'économie aux investisseurs étrangers

2.1.2. 2. La politique de "la porte ouverte" aux investisseurs se traduit par les Zones Économiques Spéciales (1979)

2.1.2.1. Quelques zones franches côtiers où les multinationales étrangères peuvent s'installer et embaucher la main-d'œuvre

2.1.2.2. Un triple succès pour le gouvernement chinois

2.1.2.2.1. Un succès économique : les ZES contribuent à la croissance du PIB

2.1.2.2.2. Un succès technologique : modernisation de l'appareil productif

2.1.2.2.3. Un succès de développement : les petites villes des ZES se transforment en très grandes villes (Shenzhen 30 000 en 1980, 12 M en 2008)

2.1.3. 3. Il n'y a pas de modernisation politique

2.1.3.1. Le massacre de Tiananmen et la répression jusqu'à nos jours en sont la preuve

2.2. B. La Chine s'affirme comme une puissance mondiale

2.2.1. 1. Le retour de Hong Kong et de Macao à la Chine renforce son statut de puissance économique mondiale

2.2.1.1. Hong Kong et Macao, deux nœuds de la mondialisation financière

2.2.1.2. Mais un problème politique : ces territoires sont habitués à la démocratie

2.2.2. 2. La Chine intègre au début des années 2000 la gouvernance économique mondiale

2.2.2.1. Entrée à l'OMC avec l'aide des États-Unis (2001)

2.2.2.2. La Chine "atelier du monde"

2.2.2.3. La Chine premier créancier des États-Unis en 2008

2.2.3. 3. Une croissance du PIB très rapide dans les années 2000 (10% par an)

3. III. Quels chemins pour devenir une puissance globale ?

3.1. A. La Chine n'est pas qu'une puissance économique

3.1.1. 1. La Chine s'affirme comme une puissance régionale, territorialement et militairement

3.1.1.1. Dans l'océan Indien, la stratégie du "collier de perles" pour sécuriser l'approvisionnement en ressources

3.1.1.2. Dans la mer de Chine, annexer les archipels pour contrôler les fonds marins et les ressources en hydrocarbures (ex. : îles Senkaku)

3.1.2. 2. La puissance passe aussi par l'intégration régionale

3.1.2.1. ASEAN depuis 1995

3.1.2.2. Organisation de Coopération de Shanghai depuis 2001 avec la Russie et l'Asie centrale

3.1.3. 3. Une puissance économique complétée par un soft power technologique et culturel

3.1.3.1. Le premier taïkonaute en 2003

3.1.3.2. L'Institut Confucius fondé en 2004

3.1.3.3. Les JO de Pékin en 2008, l'exposition universelle de Shanghai en 2010, les investissements chinois à Hollywood

3.2. B. Les défis politiques, sociaux et environnementaux

3.2.1. 1. Les critiques du régime parviennent à se faire entendre malgré la répression

3.2.1.1. La censure d'internet avec le Great Firewall

3.2.1.2. Les manifestes pro-démocratiques : la Charte O8, Liu Xiabo prix Nobel de la Paix 2010

3.2.1.3. Les révoltes des minorités discriminées (Tibétains, Ouïgours)

3.2.2. 2. La croissance économique crée des problèmes sociaux

3.2.2.1. Un des pays les plus inégalitaires au monde (l'écart de richesse a augmenté de 70% entre 1985 et 2007)

3.2.2.2. Certaines campagnes connaissent encore la misère

3.2.2.3. Les centaines de millions d'ouvriers exploités dans les usines

3.2.3. 3. Une crise environnementale de grande ampleur

3.2.3.1. Un bilan énergétique où le charbon domine

3.2.3.2. Des régions entières dévastées par la pollution industrielle et le réchauffement climatique

3.2.3.3. Des villes irrespirables

3.2.3.4. Des centaines de milliers de Chinois qui meurent de maladies respiratoires

3.2.3.5. Le pouvoir politique commence à se saisir de la question : la Chine est aussi le premier investisseur au monde dans les énergies renouvelables

4. Adrien Silvera