Y a t-il un intérêt à compléter la loi sur la fin de vie?

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Y a t-il un intérêt à compléter la loi sur la fin de vie? par Mind Map: Y a t-il un intérêt à compléter la loi sur la fin de vie?

1. Juridique

1.1. Code pénal article 221-5: l'emploi ou l'administration de substances de nature à entraîner la mort constitue un empoisonnement, puni de trente ans de réclusion criminelle et puni à perpétuité lorsqu'il est commis avec préméditation.

2. Religieux

2.1. Chez les Bouddhistes selon le code monastique (Vinaya), l'euthanasie active ou le suicide assisté sont des fautes graves, alors que l'euthanasie passive est une faute légère. Il y a pourtant une mise en garde contre l’euthanasie, car en essayant d’échapper aux souffrances de cette vie, les fidèles pourraient être confronté à ces mêmes souffrances dans une vie future dans des conditions plus difficiles.

2.2. Louis Puybasset: il s'agit en pratique d'exiger du personnel soignant qu'il donne activement la mort, c'est-à-dire qu'il arrête le cœur du malade pour traiter sa souffrance. La vie est sacrée, on instaure certaines lois et on veut légaliser d’autres pour les contredire.

2.3. L'Église catholique dit que l’homme n’a pas le droit de détruire ce qu’il n’est pas capable de créer (une vie humaine). L'euthanasie est en opposition directe avec le 6e commandement de l'Exode de la Bible: "Tu ne tueras point" Elle encourage par contre les soins palliatifs, soins qui évitent l’acharnement thérapeutique.

2.4. Dans l'islam, l’Homme représente l’œuvre divine la plus importante sur la terre. L’euthanasie active est interdite juridiquement, car elle est vue comme un meurtre. La seule chose permise est de laisser la personne mourir naturellement et l’euthanasie passive. Selon le Coran sourate 5, verset 32: "quiconque tuerait une personne non-coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes… "

2.5. La vie humaine doit être respectée, car c'est Dieu qui la donne "Celui qui détruit une vie, c'est comme s'il détruisait l'univers entier", selon le Talmud On peut atténuer les souffrances par des calmants si ceux-ci ne hâtent pas la mort à coup sûr. Les Juifs font une concession en distinguant l’euthanasie passive de l’active qui est condamnée.

3. Soins palliatifs

3.1. Nicole Boucheton: euthanasie et soins palliatifs doivent être complémentaires. Ceci permettrait aux malades incurables de ne pas être soignés avec acharnement.

4. Economie

4.1. Bernard Debré : "ne pas légaliser et ne pas aller plus loin avec cette loi, j’ai peur qu’il est une entente entre ceux qui sont favorable à cette loi et les économistes"

4.2. Damien Le Guay: pense que l’euthanasie n’est un avantage que pour le gouvernement, avec la mort des personnes non-actives dans la société. (coûtant plus d’argent qu’ils n’en apportent)

4.3. François Fillon: "cette mort provoquée et organisée présente un risque de glissement vers une euthanasie d'opportunité"

5. Témoignages de personnes mortes hors frontière

5.1. Nicole Boucheton, atteint d'un cancer du rectum s'exile en Suisse pour mourir "dignement à cause de François Hollande" qui n'a pas tenu sa promesse de l'engagement 21 sur "l'assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité". Elle se rend en Suisse, car elle affirme que ce pays respect mieux la devise de la France "Liberté, Égalité, Fraternité". Elle affirme que plusieurs milliers d'euthanasies ont lieu chaque année, en France. Légiférer permettrait de mettre fin à cette hypocrisie.

5.2. Anne Bert âgée de 59 ans et atteinte de la maladie de Charcot décide de mettre fin à ses jours en Belgique. "Je veux mourir en paix, avant d'être torturée", écrit-elle dans son livre, "passer la frontière pour fuir l'interdit"

5.3. Jean était âgé de 68 ans et habitait à Niort. Atteint de sclérose en plaque, il a décidé de payer 15.000 euros pour bénéficier d'un suicide assisté en Suisse. "J'ai envoyé mon dossier en Suisse qui a été accepté. Maintenant, je pars quand je veux. C'est un peu dommage qu'il faille payer pour mettre fin à sa vie, hélas une fois de plus ce sont les démunis qui vont en pâtir."

6. Juridique

6.1. Article 16 du Code Civil: la loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie.

6.2. Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789: art. 4. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

6.3. "La sédation profonde et continue jusqu’à la mort", Alain Claeys la qualifie "d'aide à mourir pour les personnes dont le pronostic vital est engagé à court terme". "Notre loi répond durablement aux questions qui se posent sur la fin de vie", estime Alain Claeys. D'après lui, il ne faut donc pas rajouter de lois, celles étant disponibles sont suffisantes pour les malades en fin de vie

7. Développer les soins palliatifs

7.1. Jacques Cheminade: vivement opposé à l'euthanasie. Il dit vouloir "augmenter les moyens dévolus aux unités de soins palliatifs", et préfère parler d'un "droit de vivre dans la dignité".

7.2. Nicolas Dupont Aignan: opposé à toute aide médicale pour la fin de vie comme l’euthanasie pour "des questions de sécurité et de respect envers les personnes âgées, il veut développer les soins palliatifs et doubler leur nombre d’unités afin d’améliorer la prise en charge de la douleur et des besoins des malades".

7.3. Bernard-Marie Dupont: l’euthanasie remettrait en cause l’interdit du meurtre, ce qui d’un point de vue médical, juridique et philosophique, est la remise en cause d’un fondement de notre société. L’euthanasie suscite ainsi une opposition forte de la part de certains médecins qui comparent l’euthanasie et l’assassinat; l’utilisation des soins palliatifs est une moins mauvaise idée par rapport à l’euthanasie. L’utilisation des soins palliatifs est une moins mauvaise idée par rapport à l’euthanasie.

8. Liberté des patients

8.1. Jean-Yves Goffi: "Il est tyrannique de limiter la liberté d'action d'un individu qui, agissant en toute connaissance de cause, ne fait aucun tort aux autres".

8.2. l’ADMD (association du droit de mourir dans la dignité): selon eux, chaque malade a le droit de faire son choix lorsque sa maladie est déclarée incurable. Cette légalisation éviterait les dérives qui existent actuellement, ferait respecter les volontés de chacun, et donnerait un cadre protecteur au corps médical. Chacun se verra ainsi reconnaître le droit d’aborder sa fin de vie dans le respect des principes de liberté, d’égalité et de fraternité qui fondent notre République.

8.3. Benoît Hamon: souhaite légaliser l'euthanasie "je créerai le droit à une aide médicale pour mourir dans la dignité pour toutes les personnes atteintes d’une maladie incurable qui le demandent, au moment où elles le demandent. La dignité est un droit primordial qui doit être garanti tout au long de la vie, y compris dans les moments les plus difficiles".

8.4. Jean-Luc Romero-Michel: "les lois sont là pour réguler les choses, mais en France, on est dans la même situation que lors de l’interdiction de l’avortement : les gens qui ont de l’argent partent mourir à l’étranger et les autres se débrouillent; on constate notamment pour ceux-là des suicides violents". Il soutient les propos de l’ADMD.

9. Suicide assisté

9.1. Anne Bert: la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie n’est en rien une incitation à bafouer la vie, le refus du droit de choisir sa fin de vie revient a accepter que des Français déterminés à le faire se suicident de façon violente ou aidés clandestinement, ou encore aillent mourir hors frontières.

9.2. Philippe Poutou: S'est également prononcé en faveur de l'euthanasie et du suicide médicalement assisté. "Je suis pour le droit de chacun et chacune de disposer librement de son corps, de sa vie et donc de sa mort. Aussi je suis pour le droit à l’euthanasie et au suicide assisté dans la mesure où il est librement décidé". "Je suis pour la sédation pour mourir endormi, respect absolu des directives anticipées, c’est le patient qui doit choisir en toute connaissance de cause".

9.3. Jean-Luc Mélenchon: souhaite aussi aller vers une autorisation de l'euthanasie. Et il veut même aller plus loin en autorisant le "suicide assisté". "Je veux introduire dans le débat le droit d'être maître de soi-même. Il y a un lien direct entre le droit à l'avortement et le droit au suicide assisté."

10. POUR

10.1. CONTRE