Médias et opinion publique dans les crises politiques en France depuis l'Affaire Dreyfus

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Médias et opinion publique dans les crises politiques en France depuis l'Affaire Dreyfus par Mind Map: Médias et opinion publique dans les crises politiques en France depuis l'Affaire Dreyfus

1. I. La presse domine et oriente la formation de l'opinion publique dans les crises politiques depuis l'Affaire Dreyfus jusqu'à la SGm

1.1. A. L'Affaire Dreyfus révèle le rôle de la presse dans la formation de l'opinion publique

1.1.1. 1. À la fin du XIXe s., la presse, l'opinion publique et le pouvoir politique entretiennent déjà des rapports très étroits

1.1.2. 2. La Troisième République voit le développement de la presse d’opinion qui façonne l’opinion publique.

1.1.3. 3. C’est dans ce paysage médiatique qu’éclate l’Affaire Dreyfus.

1.1.3.1. Presse dreyfusarde (L'Aurore)

1.1.3.2. Presse antidreyfusarde et antisémite (La libre parole, L'action française)

1.1.4. 4. Au final les divisions de la presse d’opinion et de l’opinion publique se recoupent autour de deux visions sopposées de la France.

1.1.4.1. Une France républicaine attachée aux libertés de 1789 et 1848

1.1.4.2. Une France conservatrice et catholique attachée aux traditions rurales et militaires

1.2. B. La presse dominante et la radio naissante excitent l'engagement politique de l'opinion publique

1.2.1. 1. La presse d’opinion transforme les grandes questions politiques du temps en débats dans l’opinion publique.

1.2.1.1. La loi de séparation des Église et de l'État (1905)

1.2.1.2. Le droit de vote des femmes (débat dès 1914)

1.2.1.3. Les méfaits de la colonisation avec Albert Londres (1928)

1.2.2. 2. C'est aussi un outil de manipulation des masses par le gouvernement pendant la PGm

1.2.2.1. Bourrage de crâne

1.2.2.2. Censure

1.2.3. 3. Cependant la presse trouve, dès la PGm, un rôle critique envers le système politique

1.2.3.1. Le Canard enchaîné, 1915

1.2.4. 4. L'antiparlementarisme diffusé par la presse participe de l'Affaire Stavisky

1.2.4.1. La presse diffuse dans l'opinion publique les soupçons d'un complot du gouvernement pour étouffer l'affaire

1.2.5. 5. Durant le Front populaire, les presses d'opinion favorables ou non au gouvernement se livrent une guerre de l'information

1.2.5.1. La presse de gauche diffuse la thèse d'un complot fasciste pour prendre le pouvoir

1.2.5.2. La presse de droite et d'extrême-droite lance des campagnes anticommunistes, antisémites et xénophobes

1.3. C. Pendant la SGm, la presse et la radio en plus d'informer sont le pilier de la propagande de la collaboration et de la résistance

1.3.1. 1. Les médias sont d'abord un outil d'information pour les populations menacées par la guerre

1.3.2. 2. La radio est privilégiée par les forces en présence

1.3.2.1. "Guerre des ondes" entre De Gaulle et Pétain dès juin 1940

1.3.2.2. Le rôle de la BBC pour la résistance

1.3.3. 3. Le développement des actualités cinématographiques

2. II. L'émergence d'une culture de masse renforce le rôle politique des médias dans les crises politiques depuis 1945 jusqu'à la fin des années 1960

2.1. A. La démocratisation de la presse et des nouveaux médias (radio, télévision) au service du régime gaullien

2.1.1. 1. Les médias sont restructurés à la libération et mis au service du pouvoir

2.1.1.1. Épuration des médias

2.1.1.2. Création de l'AFP (1944)

2.1.1.3. Création du journal Le Monde (1944)

2.1.1.4. Nationalisation des radios : RDF puis RTF avec la télévision

2.1.2. 2. Les années 1950 voient le développement d'une culture de masse reposant sur la diffusion des médias et la concentration de l'audience autour de quelques journaux/émissions

2.1.2.1. Presque chaque foyer dispose d'un journal quotidien et d'une radio

2.1.2.2. Diffusion de la télévision : 3700 en 1950, 1 M en 1958

2.1.3. 3. Presse, radio et télévision sont les piliers du pouvoir présidentiel gaullien

2.1.3.1. De Gaulle se sert des médias pour entretenir un rapport direct aux Français, un rapport déjà renforcé par l'élection au suffrage universel direct (Ve Rép., 1958)

2.1.3.2. Ex. : le rôle des médias lors de la tentative de putsch des généraux d'Alger en avril 1961

2.1.3.3. 1964 : création de l'ORTF sous l'autorité d'un ministre de l'information

2.2. B. La contestation des médias et du régime politique pendant les crises de la guerre d'Algérie et de mai 1968

2.2.1. Durant la guerre d'Algérie, des médias sous contrôle du gouvernement

2.2.1.1. Censure, notamment sur la question de la torture pratiquée par l'armée française

2.2.1.2. Quelques voix critiques (cf. chapitre I)

2.2.2. Mai 1968 : l'ORTF devient l'une des cibles du mouvement étudiant et ouvrier

2.2.2.1. Le rôle des affiches de l'École des Beaux-Arts

2.2.2.2. Le rôle des radios "périphériques", hors de France : Europe 1, RTL

3. III. La libéralisation des médias et le développement d'internet ont bouleversé le rapport de l'opinion publique aux médias dans les crises politiques depuis les années 1970

3.1. A. La progressive libéralisation des médias a renforcé leur rôle de contre-pouvoir

3.1.1. 1. les années 1970 et 1980 voient un relâchement progressif du contrôle politique sur les médias et donc une plus grande liberté d'action dans les scandales politiques

3.1.1.1. Le Ministère de l'information est supprimé en 1974, l'ORTF en 1975 ; ouverture des radios libres en 1981

3.1.1.2. Affaire des diamants en 1979 ; affaire du sang contaminé en 1991 ; Affaire des écoutes de l'Élysée en 1993 ; les faux électeurs de la mairie de Paris dans les années 1990

3.1.2. 2. Les médias et la presse notamment apparaissent comme un contre-pouvoir chargé d'informer la population des travers de la classe politique et donc pousser cette dernière vers plus de transparence

3.1.2.1. Contre-pouvoir, "quatrième pouvoir" : une expression anglo-saxonne qui remonte au XVIIIe s.

3.1.2.2. Une opinion publique très attachée à la liberté de la presse et à son rôle de contre-pouvoir dans les années 1980-1990

3.1.2.3. Une politique d'aides publiques à la presse écrite (400 M € en 2010)

3.2. B. L'opinion publique à l'heure de la révolution numérique

3.2.1. 1. Les années 2000 sont marquées par la crise de la presse papier et le développement de sites d'information sur internet

3.2.1.1. Le public trouve alors sa principale source d'informations dans les médias audiovisuels et sur internet

3.2.2. 2. Le maintien de soupçons de connivences entre les médias et les hommes politiques

3.2.3. 3. Le rachat des groupes médiatiques par de grandes multinationales pose la question de leur indépendance

3.2.4. 4. Les scandales politico-financiers et les lancers d'alerte : Snowden, Wikileaks, PanamaPapers

3.2.5. 5. Les médias, internet et les réseaux sociaux au temps des hoax, des trolls et des alternative facts

3.2.5.1. Les réseaux sociaux comme principale source d'informations ? Les dérives de l'information non vérifiée, des canulars d'extrême-droite

4. Adrien Silvera