1. REPRÉSENTATIONS MENTALES DE LA LSF
2. LA LSF CHEZ LES ENTENDANTS
2.1. VEULENT APPRENDRE
2.1.1. FASCINATION, "MODE"
2.1.1.1. - Langue seconde optionnelle pour les enfants entendants. De plus en plus d’adultes entendants l’apprennent par curiosité et/ou par plaisir dans des cadres associatifs
2.1.1.2. - Babysignes pour enfants entendants
2.1.2. RECHERCHE
2.1.2.1. Domaines où on l’étudie : en linguistique, psychologie cognitive, anthropologie, sociologie, sociolinguistique, l’histoire, philo, pédagogie et linguistique par étudiants et chercheurs majoritairement entendants Cet « objet théorique » est passionnant pour l’étude du langage humain et le questionnement des théories linguistiques…
2.1.2.2. PB: LSF confiée aux universitaire
2.2. REGARD MÉDICAL: DÉFICIENCE AUDITIVE :
2.2.1. Doit être réhabilité, soigné : réadaptation fonctionnelle (rééducation auditive, démutisation) et prise en charge (accompagnateurs sociaux, suivis individualisés, etc.). - Regard réparateur, oraliste (La LSF isole les sourds) → paradoxe
2.2.2. - Seul interlocuteurs des parents (Entendants) lors des diag, et sous prétexte des progrès tech, jouent sur la peur de l’altérité des parents pour conformer les corps.
2.2.3. - Nv discours médic : Puisque mode LSF, ils la reconnaissent aussi, mais "il ne faut pas priver les enfants de la possibilité d’entendre car la médecine le permet" (en théorie, avec IC). Reconnaissance de la compatibilité, MAIS : en réalité : pas tjrs d’apprentissage de la lsf, et BCP d’orthophonie pour apprendre à oraliser (lourd, envahissant)
3. INTERPRÈTES
3.1. En FR, seulement 150 interprètes de LSF en 2004 → INSUFFISANT, gérer la pénurie la demande effective est très inférieure aux réels besoins, qui sont mal connus
3.2. Apparition métier de TRADUCTEUR (pour l’écrit, donc fr écrit et "LSF écrite")
3.3. PROFESSIONNEL: (diplôme existe depuis les A80) ≠ d’une aide bénévole
3.4. INTERPRÈTE COMME LES AUTRES -Interprète de langue plutôt qu’interprètes pour sourds : - Permet d’échanger des idées ≠ des travailleurs sociaux qui tentent d’aider les sourds avec leurs problèmes, aider dans les démarches
4. SURDITÉ SOCIOCULTURELLE
4.1. ÉCRIT ET NOUVELLES TECHNOLOGIES
4.1.1. NOUVELLES TECHNOLOGIES
4.1.1.1. Principal média par et pour les sourds : Web sourd → Lutte contre l’illettrisme des sourds (80 % des sourds sont illettrés en 2004) → Illettrisme : Jeunes sourds ≠ adultes sourds (Jeunes mieux intégrés, plus facilement réversible, mais adultes coupés du monde de la lecture.) → Lecture : si utilisation intensive LSF, met en confiance,valorisant, fait participer activement → Multimédia : présence simultanée des deux langues. Possibilité de répéter : aide à apprendre
4.1.2. ECRIT
4.1.2.1. Les LS n’ont jamais eu de forme écrite (sauf syst de notation pour le lexique, mais passe par le FR écrit.
4.1.2.2. Pas bcp de recherches sur le pt de vue des sourds sur la q°, sauf Programme 2003 : « LSF : quelles conditions pour quelles formes graphiques ? Étude sur 40 entretiens de 2 heures avec des sourds signeurs, enseignants de et en LSF, lycéens, étudiants, intervenants universitaires, comédiens. But : établir les bases d’une forme graphique.
4.1.2.3. Vidéos svt utilisées comme « écrit de la lsf »
4.2. IMPORTANCE IDENTITAIRE
4.2.1. (+) - Besoin de se détacher du regard médical - Rapprochement commu quand les enfants grandissent - LSF : pv de dire et pv de faire - Engagement revendicatif pour toutes les langues minoritaires - avoir un nom et y répondre
4.2.2. ( - ) Risque de rester dans des relations conflictuelles commu/hors commu, de ressasser l’histoire douloureuse, et de mettre à l’écart les sourds au parcours atypique
4.3. VISION DES SOURDS : La LSF est socioculturelle et sociolinguistique: Sujets ≠ car langue ≠, Culture ≠ car langue ≠. Capacité de tout exprimer en LSF. LSF a des BIENFAITS et importante pour l'IDENTITÉ
4.4. BIENFAITS LSF
4.4.1. SOCIALISATION: - Socialisation entre enfants sourds, avoir un nom et y répondre - Comprendre plus d’informations que si lecture labiale par exemple. - Cohésion de groupe - La LSF permet une expression plus personnelle, donc meilleure
4.4.2. ACCÈS AU SAVOIR: - Résultats scolaires, langagiers, identitaires, en hausse - Fr chez les sourds est une 2em langue : Malgré bcp d’efforts, scolarisation avec entendants, certains sourds arrivent à saisir des mots mais doutent du sens du texte. - L’accès à la culture, à la connaissance, est un préalable à la lecture. On n’entre dans la compréhension qu’en maîtrisant à l’avance environ 80% du contenu. - Difficile suivre conf de Haut niveau car pas assez d’interprètes, et besoin de comprendre le français écrit pour mieux apprendre - Apprendre le français écrit plus facilement : une fois le txt compris avec la LSF, plus facile de comprendre le fonctionnement de la grammaire→ Meilleurs perfs de compréhension
4.4.3. Si ÉDUCATION ORALISTE, PARCOURS TYPIQUE: (étude sur 2 sourds avec éduc oraliste au lidilem) → lsf = langue interdite → biculturalité douloureuse Parcours id prototypique, errance id : efforts pour s’intégrer aux entendants, intégration difficile (pb co), parfois période isolement, choc de la découverte de la culture sourde, stages de formation LSF
4.5. ASSOS SOURDES
4.5.1. 1ere asso (1834) : Ferdinand Berthier (Sourd) SOCIETE CENTRALE DES SOURDS MUETS DE PARIS But : préserver l’existence de la LSF, la diffuser pdt l’interdiction (la LSF a perduré grace aux assos sportives sourdes, où ce n’était pas interdit, et aux réunions après les matchs, etc. )
4.5.2. l’International Visual Theater (IVT), fondée en 1978
4.5.3. Académie de la Langue des Signes Française en 1979. enrichissement lexical, en redécouvrant ou en créant du vocabulaire,
4.5.4. Vision 2LPE (1979) , MICHEL LAMOTHE, Situation de conflit normale, c’est le cas dès qu’il y a du bilinguisme, mais besoin de dépasser le conflit. LSF outil de com vital, aide pour dvlpp visu et cognitif enfants. Besoin de positionnement pol des institutions pour que les enfants sourds aient accès à une langue plus naturelle pour eux.
4.5.5. SERAC, A 2000 (Antilles Guadeloupe)
5. PÉRIODES HISTORIQUES
5.1. 1700 → 1880 : FR pionnière dans l’éducation des jeunes sourds 1880 (congrès de milan) → 1980 : Ségrégation, pas d’éducation mais oralisme forcé, les assos essaient d’améliorer le quotidien des sourds en tant que "malades " 1980 → A2000 Réveil sourd
6. ÉDUCATION DES SOURDS
6.1. CE QU’II FAUDRAIT QU’IL SE PASSE
6.1.1. BILINGUISME NÉCESSAIRE, - formation profs→ pas beaucoup d’outils pédagogiques pour utilisation - travail de la commu sur le futur des enfants sourds, meilleure aide mm si parents entendants - Besoin de co et de reco politique de la LSF, et recherche en didactique, socioling...
6.2. CE QUI SE PASSE VRAIMENT
6.2.1. LSF peu utilisée: enfants et parents privés de moyens de communication, enseignants n’avançant qu’à très petits pas et démunis d’outils pédagogiques. - 90 % des cas, 2 parents entendants → transmission familiale de la LSF rare - Dans les classes bilingues, utilisation lacunaire de la LSF en dernier recours, alors que ça aide à comprendre. (posture idéologique)
6.2.2. « INTÉGRATION » → cache l’enfant parmi des entendants, essaie de gommer ses différences, pas de construction identitaire
6.2.3. PARADOXE : enfants sourds de naissance en sont privés → regard « réparateur » du corps médical, premier interlocuteur des parents d’enfants sourds, puis du corps éducatif dans sa majorité