1. 2. Tentative de piéger Jésus
1.1. 2. Le grand Commandement
1.1.1. Marc 12.28 (BDS) 28 Un des spécialistes de la Loi s’approcha de lui ; il avait entendu cette discussion et avait remarqué avec quel à-propos Jésus avait répondu. Il lui demanda : Quel est le commandement le plus important de tous ?
1.1.1.1. Un des scribes avait entendu la discussion de Jésus avec les sadducéens et était impressionné de la bonne réponse qu’il leur avait donnée. Cela suggère qu’il était probablement pharisien. Il vint, apparemment sans motif hostile ou secret, afin d’évaluer l’habileté de Jésus à répondre à une question souvent débattue dans le cercle des scribes. Ceux-ci parlaient traditionnellement de 613 commandements individuels dans la loi mosaïque : 365 négatifs et 248 positifs. Même s’ils croyaient que tous étaient obligatoires, ils supposaient qu’il y avait une distinction entre les statuts plus importants et moins importants, et essayaient souvent de résumer toute la loi en un seul commandement unificateur. À la lumière de ce débat, ce scribe demanda à Jésus : Quel quelle sorte de commandements est le premier de tous les commandements ?
1.1.2. Marc 12.32–34 (BDS) 32 – C’est bien, Maître, lui dit le spécialiste de la Loi, tu as dit vrai : il n’y a qu’un seul Dieu, il n’y en a pas d’autre que lui : 33 l’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence et de toute son énergie, ainsi qu’aimer son prochain comme soi-même, c’est bien plus important que tous les holocaustes et tous les sacrifices. 34 Jésus, voyant qu’il avait répondu avec intelligence, lui dit : Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. Après cela, personne n’osa plus lui poser de question. Controverse sur l’identité du Messie (Mt 22.41–46 ; Lc 20.41–44)
1.1.2.1. Ces versets ne se trouvent que dans Marc. Ils avaient apparemment pour but d’instruire ses lecteurs, qui comprenaient mal la relation entre la réalité spirituelle et les rites cérémoniels (voir les commentaires à 7.19). Le scribe (voir 12.28) reconnut la justesse de la réponse de Jésus et manifesta son approbation, en le considérant comme un excellent Maître (voir v. 14, 19). Il formula à nouveau la réponse de Jésus, en évitant soigneusement de mentionner le mot Dieu (qui ne se trouve pas dans le texte grec, mais ajouté dans la bible Segond) selon la coutume typiquement juive consistant à éviter de prononcer inutilement le nom divin par respect pour Dieu. Les mots : il n’y en a point d’autre que lui, viennent de Deutéronome 4.35. Il a également remplacé les mots « âme » et « pensée » par le mot « intelligence » (voir Mc 12.30), ce que la Segond ne fait pas ressortir. Il fit l’audacieuse déclaration que les deux commandements d’aimer étaient beaucoup plus importants que tous les holocaustes (sacrifices consumés entièrement) et tous les sacrifices (ceux consumés en partie et consommés en partie par les adorateurs ; voir 1S 15.22 ; Pr 21.3 ; Jr 7.21-23 ; Os 6.6 ; Mi 6.6-8). Il avait répondu avec intelligence, et Jésus le poussa probablement à réfléchir davantage en déclarant : Tu n’es pas loin (« pas loin » est mis en évidence en grec) du royaume de Dieu (voir Mc 1.15 ; 4.11 ; 10.15, 23). Cet homme avait la sorte de compréhension spirituelle (voir 10.15) et d’ouverture à l’égard de Jésus qui l’amenaient presque à saisir le royaume de Dieu, son règne spirituel sur ceux qui sont rattachés à lui par la foi. On ne sait cependant pas s’il entra dans cette relation. 12.34b. Jésus avait effectivement contrecarré toutes les tentatives pour le discréditer et avait si habilement dénoncé les motifs hostiles et les erreurs de ses opposants que personne n’osa plus lui poser de questions.
1.1.3. Marc 12.29–31 (BDS) 29 Jésus répondit : Voici le commandement le plus important : Ecoute, Israël, le Seigneur est notre Dieu, il est le seul Dieu ; 30 tu aimeras donc le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ton énergie. 31 Et voici celui qui vient en second rang : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus important que ceux-là.
1.1.3.1. La réponse de Jésus alla au-delà de la question souvent débattue de la classification en commandements moins importants et plus importants, et énonça le premier commandement et son compagnon inséparable, qui, ensemble, résumaient toute la loi. Il commença par les premiers mots du Shema (de l’hébreu, « Écoute » [R´ema´], le premier mot de Dt 6.4). Les Juifs pieux récitaient ce credo (Nb 15.37-41 ; Dt 6.4-9 ; 11.13-21) deux fois par jour, matin et soir. Le Shema énonçait le fondement de la foi juive : Le Seigneur (hébreu, Yahweh) c’est-à-dire, notre Dieu, le Dieu d’Israël gardien de l’alliance, est l’unique Seigneur (voir Mc 12.32). Le commandement : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu (Dt 6.5), fait appel à un engagement de la volonté à l’égard de Dieu, engagement qui est personnel, complet et sans réserve. Jésus parla ensuite d’un commandement semblable à l’égard du prochain, en citant un second commandement inséparable et complémentaire. Tu aimeras ton prochain « celui qui est proche » comme, de la même manière que, toi-même (Lv 19.18). L’amour qu’une personne a naturellement pour elle-même ne doit pas se concentrer seulement sur elle-même, une tendance constante, mais devrait également être dirigé vers les autres. Il n’y a pas d’autre commandement plus grand que ces deux-là, parce qu’un amour sans réserve pour Dieu et pour notre prochain est l’essentiel de la loi et des prophètes (voir Mt 22.40). Accomplir ces commandements, c’est accomplir tous les autres.
1.2. 1. Controverse sur la résurection
1.2.1. Marc 12.18 (BDS) 18 Des sadducéens vinrent aussi le trouver. Ils prétendent que les morts ne ressuscitent pas. Ils lui demandèrent :
1.2.1.1. Les sadducéens s'approchent de Jésus avec une question dans le but d’essayer à nouveau de le discréditer (voir 11.27 ; 12.13). On croit généralement qu’ils constituaient le parti juif de l’aristocratie, dont les membres provenaient en grande partie des prêtres et des classes supérieures. Bien que moins nombreux et moins populaires que les pharisiens, ils occupaient des positions influentes dans le sanhédrin, le tribunal juif suprême, et coopéraient en général avec les autorités romaines. Ils niaient les vérités de la résurrection, du jugement futur et de l’existence des anges et des esprits (voir Ac 23.6-8). Ils n’acceptaient que les livres de Moïse (le Pentateuque) comme faisant autorité et rejetaient les traditions orales observées comme obligatoires par les pharisiens. C’est la seule allusion de Marc aux sadducéens.
1.2.1.1.1. Actes 23.6–8 (BDS) 6 Paul savait que le Conseil était composé pour une part de sadducéens, pour l’autre de pharisiens, et il s’écria au milieu du Conseil : Frères, je suis pharisien et fils de pharisien. Si je suis mis en accusation, c’est pour notre espérance de la résurrection. 7 Ces mots provoquèrent une dispute entre pharisiens et sadducéens, et l’assemblée se divisa en deux camps. – 8 Les sadducéens, en effet, déclarent qu’il n’y a pas de résurrection, pas plus que d’anges ou d’esprits, et les pharisiens affirment le contraire.
1.2.2. Marc 12.19 (BDS) 19 Maître, dans ses écrits, Moïse nous a laissé ce commandement : Si un homme meurt en laissant une femme mais sans avoir eu d’enfant, son frère devra épouser sa veuve et donner une descendance au défunt. 20 Or, il y avait sept frères. L’aîné s’est marié et il est mort sans laisser de descendant. 21 Le deuxième a épousé la veuve, puis il est décédé, lui aussi, sans avoir eu de descendant. Le troisième a fait de même. 22 Et ainsi de suite. Bref, les sept sont morts sans laisser de descendance. La femme est restée la dernière, puis elle est morte. 23 A la résurrection, quand ils ressusciteront tous, duquel d’entre eux sera-t-elle la femme ? Car tous les sept l’ont eue pour épouse.
1.2.2.1. Après avoir formellement appelé Jésus Maître au verset 14, ils commençaient à donner une interprétation de la réglementation mosaïque du lévirat (du mot latin levir, « frère du mari » ; voir Dt 25.5-10). Si un mari mourait sans laisser d’héritier masculin, son frère (non encore marié, ou, s’il n’en avait pas, son plus proche parent masculin) devait épouser sa veuve. Le premier fils de cette union portait le nom du frère mort et était considéré comme son enfant. Cela avait pour but d’empêcher l’extinction d’une lignée familiale et garder ainsi intact l’héritage familial. Les sadducéens inventaient une histoire à propos de sept frères qui avaient accompli successivement le devoir du lévirat à l’égard de la femme de leur premier frère, mais tous les sept moururent sans enfant. Ensuite la femme mourut aussi. Ils demandèrent à Jésus : À la résurrection, de qui d’entre eux sera-t-elle la femme ? Il était évident qu’ils ridiculisaient ainsi la croyance en la résurrection.
1.2.2.1.1. Deutéronome 25.5–10 (BDS) 5 Si deux frères demeurent ensemble et que l’un d’eux vienne à mourir sans avoir d’enfant, sa veuve ne se remariera pas en dehors de la famille ; son beau-frère l’épousera pour accomplir son devoir de beau-frère envers elle. 6 Le premier fils qu’elle mettra au monde perpétuera le nom du frère défunt pour que ce nom ne s’éteigne pas en Israël. 7 Si cet homme n’a pas envie d’épouser sa belle-sœur, elle se rendra à la porte de la ville vers les responsables et leur dira : « Mon beau-frère refuse de perpétuer le nom de son frère en Israël, il ne veut pas remplir son devoir de beau-frère. » 8 Alors les responsables de la ville le convoqueront et lui parleront. S’il persiste dans son refus d’épouser sa belle-sœur, 9 celle-ci s’approchera de lui en présence des responsables, elle lui ôtera sa sandale et lui crachera au visage ; puis elle déclarera à haute voix : « Voilà comment doit être traité l’homme qui ne veut pas constituer une famille pour son frère ! » 10 Dès lors, on surnommera la famille de cet homme en Israël « la famille du Déchaussé ».
1.2.3. Marc 12.24 (BDS) 24 Jésus leur dit : Vous êtes dans l’erreur, et en voici la raison : vous ne connaissez pas les Ecritures, ni quelle est la puissance de Dieu.
1.2.3.1. Jésus cite deux raisons pour lesquelles ils étaient dans l’erreur « vous vous trompez vous-mêmes » ; voir v. 27) ils ne comprenaient pas les Écritures, leur vraie signification, non seulement leur contenu ;ils ne comprenaient pas non plus la puissance de Dieu, sa puissance pour vaincre la mort et donner la vie. Jésus développa ensuite chaque raison, en commençant par la deuxième (v. 25) et en passant ensuite à la première (v. 26, 27).
1.2.3.1.1. Marc 12.25 (BDS) 25 En effet, une fois ressuscités, les hommes et les femmes ne se marieront plus ; ils vivront comme les anges qui sont dans le ciel.
1.2.3.1.2. Marc 12.26–27 (BDS) 26 Quant à la résurrection des morts, n’avez-vous jamais lu dans le livre de Moïse, lorsqu’il est question du buisson ardent, en quels termes Dieu lui a parlé ? Il lui a dit : Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. 27 Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants. Oui, vous êtes complètement dans l’erreur.
1.2.4. Marc 12.25 (BDS) 25 En effet, une fois ressuscités, les hommes et les femmes ne se marieront plus ; ils vivront comme les anges qui sont dans le ciel.
1.2.4.1. Les sadducéens supposaient à tort que le mariage se poursuivait après la résurrection. Après la résurrection, les gens ne prendront point de femmes (ne se marieront pas), ni les femmes de maris (ni ne seront donnés en mariage. c.-à-d. leur mariage ne sera pas arrangé par leurs parents). Comme les anges des cieux, ils seront plutôt des êtres immortels dans la présence de Dieu. Le mariage est nécessaire et approprié dans l’ordre actuel du monde, dans lequel la mort prévaut, afin de perpétuer la race humaine. Mais les anges, dont les sadducéens niaient l’existence, ne sont pas sujets à la mort et vivent dans un ordre de vie différent où ils n’ont pas besoin d’avoir de relations conjugales ni de progéniture. Leur vie est totalement centrée sur la communion avec Dieu. Il en sera de même dans l’au-delà pour les êtres humains qui auront une bonne relation avec Dieu. Les sadducéens n’avaient pas compris que Dieu allait établir un nouvel ordre des choses après la mort et résoudre ainsi toutes les difficultés apparentes qui y étaient reliées. Bref, leur question était hors de propos.
1.2.5. Marc 12.26–27 (BDS) 26 Quant à la résurrection des morts, n’avez-vous jamais lu dans le livre de Moïse, lorsqu’il est question du buisson ardent, en quels termes Dieu lui a parlé ? Il lui a dit : Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. 27 Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants. Oui, vous êtes complètement dans l’erreur. Le plus grand commandement (Mt 22.34–40)
1.2.5.1. Les sadducéens pensaient à tort que l’idée d’une résurrection était absente du Pentateuque. Mais Jésus, en employant une question exigeant une réponse positive, fit appel au livre de Moïse, le Pentateuque, et parla du buisson ardent (Ex 3.1-6). Dans ce passage. Dieu se présenta à Moïse en affirmant : Je suis le Dieu d’Abraham… d’Isaac, et… de Jacob (Ex 3.6). Dieu laissait ainsi entendre que les patriarches étaient encore vivants et qu’il avait avec eux une relation durable en tant que Dieu gardien de l’alliance, même si ceux-ci étaient morts longtemps auparavant. Cela démontre, en conclut Jésus, qu’il n’est pas Dieu des morts, selon la compréhension, par les sadducéens, de la mort comme une extinction, mais des vivants. Il est encore le Dieu des patriarches, ce qui ne serait pas vrai s’ils avaient cessé d’exister à leur mort, c’est-à-dire si la mort mettait fin à tout. Et sa fidélité à l’alliance garantit implicitement leur résurrection corporelle. La réponse de Jésus affirma clairement le fait de la vie après la mort. Il supposait apparemment que c’était suffisant pour prouver que la résurrection du corps aurait également lieu. Selon la pensée juive, les personnes sont considérées comme une unité comprenant une partie matérielle (corps) et une partie immatérielle (âme/esprit). L’une est incomplète sans l’autre (voir 2Co 5.1-8). Une véritable existence humaine selon un ordre de vie éternel exige donc l’union de l’âme/esprit avec le corps (voir Ph 3.21). La résurrection corporelle et la vie après la mort dépendent toutes deux de la fidélité du « Dieu des vivants ». La remarque finale de Jésus, rapportée seulement par Marc, soulignait à quel point ils étaient grandement dans l’erreur (planasthe, « vous vous trompez vous-mêmes » ; voir Mc 12.24) en niant la résurrection et la vie après la mort.
1.2.5.1.1. Exode 3.1–6 (BDS) L’appel et l’envoi de Moïse 3 1 Moïse faisait paître les brebis de son beau-père Jéthro, prêtre de Madian. Il mena son troupeau au-delà du désert et parvint jusqu’à Horeb, la montagne de Dieu. 2 L’ange de l’Eternel lui apparut dans une flamme au milieu d’un buisson : Moïse aperçut un buisson qui était tout embrasé et qui, pourtant, ne se consumait pas. 3 Il se dit alors : Je vais faire un détour pour aller regarder ce phénomène extraordinaire et voir pourquoi le buisson ne se consume pas. 4 L’Eternel vit que Moïse faisait un détour pour aller voir et il l’appela du milieu du buisson : Moïse, Moïse ! – Je suis là, répondit Moïse. 5 Dieu lui dit : N’approche pas d’ici, ôte tes sandales, car le lieu où tu te tiens est un lieu saint. 6 Puis il ajouta : Je suis le Dieu de tes ancêtres, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. Alors Moïse se couvrit le visage car il craignait de regarder Dieu.
2. 1. Parabole des vignerons
2.1. 1. La culpabiblié des Chefs réligieux
2.1.1. Marc 12.6–8 (BDS) 6 Il ne lui restait plus, désormais, qu’une seule personne à envoyer : son fils bien-aimé. Il le leur envoya en dernier. Il se disait : « Pour mon fils au moins, ils auront du respect. » 7 Mais les vignerons se dirent entre eux : « Voilà l’héritier ! Venez ! Tuons-le ! Et l’héritage sera à nous ! » 8 Et ils se jetèrent sur lui, le tuèrent et traînèrent son cadavre hors du vignoble.
2.1.1.1. Finalement, Dieu envoi son Fils bien-aimé, en se disant que les vignerons vont le respecter. Bien au contraire, ils ont comploté contre lui et l’ont tué. Le Seigneur prédisait ainsi sa propre mort et désignait les coupables.
2.1.2. Marc 12.2–5 (BDS) 2 Au moment des vendanges il envoya un de ses serviteurs aux vignerons pour recevoir la part du produit de sa vigne qui lui revenait. 3 Mais ceux-ci se précipitèrent sur ce serviteur, le rouèrent de coups et le renvoyèrent les mains vides. 4 Alors le propriétaire leur envoya un deuxième serviteur : celui-là, ils le frappèrent à la tête et le couvrirent d’insultes. 5 Le maître leur en envoya un troisième, et celui-là, ils le tuèrent ; puis beaucoup d’autres, et ils battirent les uns et tuèrent les autres.
2.1.2.1. Dieu a constamment envoyé ses serviteurs, les prophètes, au peuple d’Israël, afin d’établir la communion entre le peuple et lui, et de récolter le fruit de la sainteté et de l’amour. Mais les Juifs ont persécuté les prophètes et en ont même tué certains.
2.1.3. Marc 12.1 (BDS) 12 1 Puis il se mit à leur parler en utilisant des paraboles : Un homme planta une vigne, l’entoura d’une haie, creusa un pressoir, et bâtit une tour de guet. Après cela, il la loua à des vignerons et partit en voyage.
2.1.3.1. Que représente la vigne ?
2.1.3.1.1. La vigne désigne la relation privilégiée que Dieu entretenait avec Israël
2.1.3.2. Que représente la haie ?
2.1.3.2.1. La haie évoque la loi de Moïse, qui séparait Israël des païens, et qui faisait du peuple juif le peuple de Dieu.
2.1.3.3. Qui représente l'homme ?
2.1.3.3.1. Dieu
2.1.3.4. Que représente les vignerons ?
2.1.3.4.1. Les vignerons sont les chefs religieux, notamment les pharisiens, les scribes et les anciens du peuple.
2.1.4. Marc 12.9 (BDS) 9 Que va faire le propriétaire de la vigne ? Il viendra lui-même, fera exécuter les vignerons et confiera le soin de sa vigne à d’autres.
2.1.4.1. Que devait faire Dieu à l’égard de ces méchants hommes ? Il les ferait périr et donnerait leurs privilèges à d’autres. Ces autres sont les païens ou le reste fidèle d’Israël à la fin des temps.
2.1.5. Marc 12.10–11 (BDS) 10 N’avez-vous pas lu ces paroles de l’Ecriture : 11 La pierre que les constructeurs ont rejetée est devenue la pierre principale, la pierre d’angle. C’est du Seigneur que cela est venu et c’est un prodige à nos yeux.
2.1.5.1. Tout cela accomplissait les écrits de l’A.T. qui annonçait que les chefs juifs, dans leur plan de construction, rejetteraient le Messie. Ils ne prévoyaient aucune place pour cette pierre. Mais après sa mort, le Messie ressusciterait et obtiendrait de la part de Dieu une place prééminente, en devenant la pierre d’angle dans l’édifice de Dieu.
2.1.5.1.1. La pierre que les constructeurs ont rejetée est devenue la pierre principale, la pierre d’angle. Ps 118.22.
2.1.5.1.2. C’est bien de l’Eternel que cela est venu, et c’est un prodige à nos yeux. Ps 118.23.
2.1.6. Marc 12.12 (BDS) 12 Les chefs des prêtres, les spécialistes de la Loi et les responsables du peuple cherchaient un moyen d’arrêter Jésus. Mais ils avaient peur des réactions de la foule. En effet, ils avaient bien compris que c’était eux que Jésus visait par cette parabole. Ils le laissèrent donc, et se retirèrent.
2.1.6.1. Les chefs religieux avaient compris la leçon. Ils savaient que le Psaume 118 parlait du Messie et venaient à l’instant d’entendre Jésus s'approprié cette prophétie. Ils cherchaient à se saisir de lui, mais son heure n’était pas encore venue. La foule aurait pris parti pour Jésus. Voyant cela, les chefs réligieux le quittèrent désabusés cette fois encore.
3. CONTEXTE
3.1. Contexte
3.2. Qu'est ce qu'une parabole ?
3.2.1. Une parabole est une illustration pour révéler une réalité spirituelle
4. 3. Reproches de Jésus aux chefs religieux
4.1. 3. La vraie générosité
4.1.1. Marc 12.41–44 (BDS) 41 Puis Jésus s’assit en face du tronc ; il observait ceux qui y déposaient de l’argent. Beaucoup de riches y avaient déjà déposé de fortes sommes quand arriva une pauvre veuve 42 qui déposa deux petites pièces, une somme minime. 43 Alors Jésus appela ses disciples et leur dit : Vraiment, je vous l’assure, cette pauvre veuve a donné bien plus que tous ceux qui ont mis de l’argent dans le tronc. 44 Car tous les autres ont seulement donné de leur superflu, mais elle, dans sa pauvreté, elle a donné tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. De la destruction de Jérusalem à la venue du Fils de l’homme (Mt 24.1–3 ; Lc 21.5–7)
4.1.1.1. 12.41, 42. Du parvis des Gentils (Paiens) où il donnait son enseignement public, Jésus entra dans celui des femmes. Adossés au mur de ce parvis, il y avait 13 récipients en forme de trompette pour la collecte des offrandes volontaires et des contributions des adorateurs (Mishna Shekalim 6.5). D’une position avantageuse vis-à-vis de ces troncs, Jésus observait comment la foule de la Pâque mettait de l’argent dans le tronc. En contraste avec plusieurs riches qui mettaient beaucoup (litt. « plusieurs pièces de monnaie » de toutes sortes : or, argent, cuivre et bronze), une pauvre veuve, dont le nom n’est pas mentionné, y mit deux petites pièces. Un lepton était la plus petite pièce de monnaie de bronze juive en circulation en Palestine. Jésus dit qu’elle avait donné plus que tous les autres. La raison en était que les autres avaient donné de leur superflu, cela leur avait donc coûté peu ; mais la veuve avait mis de son nécessaire, tout ce qu’elle possédait. Proportionnellement, c’est elle qui avait donné le plus : tout ce qu’elle avait pour vivre. En donnant à Dieu dans un esprit de sacrifice, elle s’en était complètement remise à lui pour combler ses besoins. Elle aurait pu garder pour elle une pièce de monnaie. Une règle juive établissant qu’une offrande de moins de deux lepta n’était pas acceptable avait trait aux dons charitables et ne s’appliquait donc pas ici. Jésus s’est servi de cet exemple pour enseigner à ses disciples la valeur que Dieu accorde à une consécration sans réserve. Leur propre consécration à Jésus serait bientôt sévèrement mise à l’épreuve. Cet incident illustre aussi le don total que Jésus a fait de lui-même dans la mort.
4.2. 1. Controverse sur l'identité du Messie
4.2.1. Marc 12.36–37 (BDS) 36 David lui-même, inspiré par le Saint-Esprit, a déclaré : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Viens siéger à ma droite jusqu’à ce que j’aie mis | tes ennemis | à terre sous tes pieds. 37 Si donc David lui-même appelle le Messie « Seigneur », comment celui-ci peut-il être son descendant ? Il y avait là une foule nombreuse qui écoutait Jésus avec un vif plaisir.
4.2.1.1. Pour prouver que le Messie est le Seigneur de David, Jésus cita ce que David lui-même, animé par l’Esprit-Saint… dit dans le Psaume 110.1. Cela témoigne clairement en faveur de la paternité davidique et de l’inspiration divine de ce psaume. Il déclara : Le Seigneur (hébreu, Yahweh, Dieu le Père ; voir Mc 12.29) a dit à mon Seigneur Assieds-toi à ma droite, la place du plus grand honneur et de la plus haute autorité, jusqu’à ce que je (le Père) fasse de tes (ceux du Messie) ennemis ton (celui du Messie) marchepied, amenant ainsi leur assujettissement (voir Jos 10.24 ; Hé 10.12-14). Ce qui était irréfutable, c’était que David avait appelé le Messie Seigneur. Cela soulevait un problème : Comment donc, ou dans quel sens, est-il (le Messie, le Seigneur de David) son fils ? (celui de David). La question de Jésus amenait ses auditeurs à la seule réponse valable : le Messie est le fils de David et en même temps son Seigneur. Cela laisse fortement sous-entendre que le Messie est à la fois Dieu (Seigneur de David) et homme (fils de David ; voir Rm 1.3, 4 ; 2Tm 2.8). Il restaurera sur terre le futur royaume de David (2S 7.16 ; Am 9.11, 12 ; Mt 19.28 ; Lc 1.31-33). Jésus avait sans aucun doute soulevé délibérément cette question afin que ses auditeurs puissent établir un rapport avec lui. Elle comportait une allusion audacieuse, toutefois voilée de sa véritable identité, que les chefs Juifs ont probablement saisie, mais qu’ils n’ont certainement pas acceptée
4.2.2. Marc 12.35 (BDS) 35 Pendant qu’il enseignait dans la cour du Temple, Jésus demanda : Comment les spécialistes de la Loi peuvent-ils dire que le Messie doit être un descendant de David ?
4.2.2.1. Plus tard, alors qu’il enseignait dans le temple, Jésus demanda ce que les scribes voulaient dire par le fait que le Christ, le Messie attendu, est (« simplement » est sous-entendu) fils (descendant) de David, qui devait être le libérateur triomphant (voir 10.47). Que le Messie soit un descendant de David était une croyance juive répandue (voir Jn 7.41, 42) fermement fondée sur les Écritures de l’Ancien Testament (voir 2S 7.8-16 ; Ps 89.3, 4 ; Es 9.2-7 ; 11.1-9 ; Jr 23.5, 6 ; 30.9 ; 33.15-17, 22 ; Éz 34.23, 24 ; 37.24 ; Os 3.5 ; Am 9.11). Jésus ajouta qu’il est également vrai que le Messie est le Seigneur de David. Le point de vue des scribes était correct, mais incomplet (voir de la même façon, Mc 9.11-13). Le point de vue biblique renfermait beaucoup plus de choses que leurs espérances nationalistes bornées.
4.3. 2. Mise en garde contre les Scribes
4.3.1. Marc 12.38–40 (BDS) 38 Il disait dans son enseignement : Gardez-vous des spécialistes de la Loi : ils aiment à parader en costume de cérémonie, à être salués sur les places publiques, 39 à avoir les sièges d’honneur dans les synagogues et les meilleures places dans les banquets. 40 Mais ils dépouillent les veuves de leurs biens, tout en faisant de longues prières pour l’apparence. Leur condamnation n’en sera que plus sévère.
4.3.1.1. Jésus continua à mettre les gens en garde contre ces (sous-entendu dans la construction grecque) scribes qui cherchaient la louange des hommes et abusaient de leurs privilèges. Beaucoup de scribes agissaient de cette façon (voir 12.28-34), mais cependant pas tous. Ils aimaient se promener en robes longues, longs vêtements de lin blanc ornés de franges portés par les prêtres, les scribes et les Lévites, être salués dans les places publiques par des titres officiels : rabbi (enseignant), maître, père (voir Mt 23.7 ; Lc 20.46), par les gens ordinaires qui les respectaient grandement ; avoir les premiers sièges dans les synagogues, ceux réservés aux dignitaires, situés devant le coffre renfermant les rouleaux sacrés des Écritures et faisant face à toute la congrégation; avoir les premières places dans les festins, repas spéciaux du soir au cours desquels ils étaient assis juste à côté de l’hôte et recevaient un traitement de faveur. 12.40. Étant donné que les scribes du premier siècle n’étaient pas payés pour leurs services (Mishna Aboth 1.13 ; Bekhoroth 4.6), ils comptaient sur l’hospitalité que leur offraient de nombreux Juifs pieux. Il y avait malheureusement des abus. L’accusation : qui dévorent les maisons des veuves, était une frappante figure de style pour décrire l’exploitation de la générosité des gens aux moyens limités, particulièrement des veuves. Ils s’appropriaient les biens des gens de façon immorale. De plus, ils faisaient de longues prières de manière à impressionner les gens par leur piété et gagner ainsi leur confiance. Jésus condamna leur conduite prétentieuse, leur convoitise et leur hypocrisie. Au lieu d’attirer l’attention des gens sur Dieu, ils l’attiraient sur eux-mêmes sous le prétexte de la piété. Les enseignants de ce genre seront jugés plus sévèrement (litt. « recevront une plus grande condamnation » ; Jc 3.1) lors du jugement dernier.