Le roman peut-il intéresser son lecteur à des personnages ordinaires ou malheureux ?

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Le roman peut-il intéresser son lecteur à des personnages ordinaires ou malheureux ? par Mind Map: Le roman peut-il intéresser son lecteur à des personnages ordinaires ou malheureux ?

1. Le personnage de roman est a priori un être d'exception, s'il veut susciter l'intérêt du lecteur.

1.1. Son ancêtre : un héros d'épopée

1.1.1. Une divine naissance

1.1.2. Des pouvoirs surnaturels, des prouesses

1.2. Un personnage souvent hors du commun qui dépasse les épreuves et les malheurs de son existence

1.2.1. Des valeurs nobles

1.2.2. Une force de caractère

1.2.2.1. Simone Veil (autobiographie)

1.3. Un personnage au destin singulier (qui captive et fait rêver)

1.3.1. Une vie pleine de fantaisie

1.3.1.1. Personnages d'O. Bourdeaut (En attendant Bojangles)

1.3.2. Des aventures palpitantes à l'origine de sensations fortes

1.3.2.1. Personnages de Kessel (L’Équipage)

1.3.3. Découverte de d'autres univers & d'autres cultures

1.3.3.1. Personnages de Jules Verne ou de Tolkien

1.3.3.2. Les géants de Rabelais

1.3.3.3. Gabriel (Petit Pays)

2. Cependant, les romanciers préfèrent parfois mettre en scène un personnage plus commun.

2.1. Un personnage banal est plus proche de la réalité.

2.1.1. Un physique ordinaire ou laid bouleverse les codes du personnage héroïque

2.1.1.1. Gwynplaine (L'Homme qui rit - Hugo) ; Quasimodo (Notre-Dame de Paris)

2.1.1.2. Jean Peloueyre (Le Baiser au lépreux - Mauriac)

2.1.2. La vie ennuyeuse d'un personnage attire l'attention sur sa psychologie.

2.1.2.1. Emma Bovary (Flaubert), Jeanne (Une Vie)

2.1.3. Un personnage trivial peut évoluer et son évolution est susceptible d'intéresser le lecteur.

2.1.3.1. Jean Valjean (Hugo)

2.1.3.2. George Duroy (Bel-Ami Maupassant)

2.1.4. La proximité d'un personnage banal peut mettre en relief un personnage extraordinaire.

2.1.4.1. Eléa &Simon (Barjavel La Nuit des Temps)

2.1.5. Un personnage ordinaire peut sortir de sa banalité par sa complexité, son ambiguïté, ses zones d'ombre...

2.2. Un personnage malheureux est plus proche de la vie.

2.2.1. suscite l'admiration par sa lutte contre le destin : Cosette, Fantine, Jean Valjean (Les Misérables) - Gabriel (Petit Pays)

2.2.2. suscite la pitié (Jean Rezeau dit Brasse-Bouillon dans Vipère au poing d'H. Bazin)

2.3. Un héros médiocre est souvent plus proche du lecteur.

2.3.1. Il n'a pas de prise sur son destin, est ballotté au gré des événements. (cf. antihéros)

2.3.1.1. Bardamu (Voyage au bout de la Nuit)

2.3.1.2. Fabrice Del Dongo (La Chartreuse de Parme)

2.3.1.3. L'Etranger de Camus fait réfléchir : l'absurde, la justice...

2.3.2. Il est parfois même méprisable, ridicule, faible.

2.3.2.1. Thérèse Raquin (Zola), les Thénardier (Hugo)

2.3.2.2. médiocrité de Charles Bovary

3. Des motifs variés expliquent l'intérêt du lecteur pour des personnages ordinaires ou malheureux.

3.1. C'est un personnage plus crédible qui ressemble au lecteur, un modèle d'humanité avec des défauts ou des problèmes universels.

3.1.1. Winston Smith (1984)

3.2. C'est un personnage porteur d'une vision de l'homme et du monde

3.2.1. Intérêt pour la peinture d'un milieu (personnages d'E. Zola ou de Balzac)

3.2.2. Intérêt pour la critique du monde qu'il véhicule

3.3. C'est un type de personnage qui attire l'attention sur la force d'un style et l'aventure d'une écriture, plus que sur l'aventure du personnage.