Neuromythes ou connaissances ?

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Neuromythes ou connaissances ? par Mind Map: Neuromythes ou connaissances ?

1. Neuromyhtes

1.1. Capacités cérébrales

1.1.1. Effet Mozart

1.1.1.1. Écouter l'œuvre symphonique de Mozart n'augmente pas le QI ou ne rend pas plus intelligent.

1.1.2. Utilisation de 10% de nos capacités cérébrales

1.1.2.1. Nous utilisons 100% de nos capacités cérébrales.

1.1.3. Tout ce jouerait avant 3, 6 ou 9

1.1.3.1. Il est possible d'apprendre tout au long de la vie. Il n'y a pas de criticité du développement cérébral. Les mécanismes de neurogenèse et de plasticité cérébrale notamment perdurent après l'enfance.

1.1.4. Brain gym

1.1.4.1. Les capacités du cerveau ne sont pas entrainables au sens où l'on pourrait le comprendre d'un muscle. En revanche, il est possible de développer certaines habiletés cérébrales.

1.2. La mémoire

1.2.1. Mémoire de poisson rouge

1.2.1.1. Cette expression ne repose sur aucun fait scientifique avéré pour le poisson rouge et plus elle sous-entend une contre vérité : que nous n'aurions une seule mémoire.

1.2.2. Avoir une excellente mémoire

1.2.2.1. Cette expression est erronée car nous ne disposons pas d’une mais d’une multitude de mémoires. Par conséquent, il n'est pas juste d'affirmer avoir une bonne ou une mauvaise mémoire.

1.3. Le genrisme

1.3.1. Les filles sont moins douées en Mathématiques que les garçons !

1.3.1.1. Cette affirmation relève du déterminisme mais aucunement d'un fait scientifique. Pire, nous disposons, sans condition de sexe, de prédispositions pour les mathématiques dès le plus jeune âge.

1.3.2. Les femmes, plus que les hommes, peuvent faire plusieurs tâches à la fois

1.3.2.1. Le cerveau ne traite qu'une seule tâche consciente à la fois. S'il est possible de développer l'habileté de passer rapidement d'une tâche à une autre, le cerveau ne peut faire plusieurs choses à la fois.

1.4. Différenciation

1.4.1. Cerveau gauche / cerveau droit

1.4.1.1. Les deux hémisphères fonctionnent conjointement grâce au corps calleux pour la réalisation de nombreuses tâches. Il n'y a a priori aucune prédominance hémisphérique selon les individus.

1.4.2. Visuel / Auditif / Kinéstésique

1.4.2.1. Les styles d'apprentissage ne relèvent d'aucune base scientifique avérée. Nos disposons tous de ses 3 capacités sensorielles.

2. Connaissances

2.1. La mémoire

2.1.1. Je me souviens ... enfin je crois me souvenir

2.1.1.1. Les souvenirs sont effectivement une construction ponctuelle qui est à chaque rappel en mémoire sont remodelée. Par conséquent, le souvenir d'un fait, n'est a priori jamais conforme au fait lui-même et encore moins au prochain souvenir de ce même fait.

2.1.2. La mémoire de travail est limitée

2.1.2.1. La capacités de stockage et temporelle de la mémoire de travail sont prouvées. L'empan mnésique est lié au type des informations traitées.

2.1.3. Pour bien mémoriser, il est préférable de se tester que de lire et relire

2.1.3.1. On parle de testing effect ou de multitesting. L'interrogation renforce la mémorisation à long terme. On parle aussi de mémorisation active.

2.1.4. J'écoute, j'oublie

2.1.4.1. Sans reprise de l'information, bien qu'elle ait été entendue au moment de l'écoute, celle-ci est soumise à l'oubli. Pour espérer mémoriser une information dans le temps, il est nécessaire de la revoir à intervalles de temps espacés (Ebbinghaus).

2.1.5. Je dors, je mémorise

2.1.5.1. Le sommeil intervient dans le cycle d'apprentissage. En effet, le sommeil participe à la consolidation des connaissances par la reprise des informations apprises la journée précédente pour peut que le cerveau les aient identifiées comme importantes.

2.2. L'apprentissage

2.2.1. Le cerveau apprend lorsqu'il se trompe

2.2.1.1. L'erreur est essentielle dans le processus de l'apprentissage. Le cerveau fait une prédiction sur l'information. En cas d'erreur, il est surpris et disposé à mémoriser une nouvelle information d'où l'importance de la notion feedback proche ou immédiat pour permettre au cerveau de corriger l'information erronée.

2.2.2. Il faut savoir pour comprendre

2.2.2.1. Le processus de la compréhension passe par l'association de la nouvelle information aux connaissances déjà acquises et donc présente en mémoire à long terme. Plus ces dernières sont importantes plus la compréhension sera facilitée et inversement. Il faut donc savoir pour comprendre.