1.1. Examens paracliniques : - ABDOMEN SANS PREPARATION = pour visualiser, situer et évaluer la présence d’un calcul qui est radio-opaque au niveau rénal, dans l’uretère et la vessie - ECHOGRAPHIE RENOVESICALE = pour détecter les calculs présents à la jonction pyélo-urétérale et à la jonction utérovésicale pour confirmer le diagnostic de colique néphrétique aigue en mettant en évidence une dilatation de la jonction pyélocalicielle ou de l’uretère - SCANNER ADBOMINOPELVIEN = pour visualiser tous les types de calculs ainsi que la dilatation des cavités pyélocalicielles et pour déterminer leur composition, avec un but thérapeutique dans la prédiction de l’efficacité de la lithotritie extracorporelle - UROSCANNER = pour visualiser les voies urinaires excrétrices, nécessaire avant tout traitement chirurgical des calculs pour connaître la morphologie des voies urinaires et des caractéristiques du calcul
1.2. Examens cliniques : - BU = pour détecter une hématurie ou une infection urinaire, effectuer devant toutes suspicions de coliques néphrétiques aigue ou pour surveiller le ph urinaire dans le cadre d’un suivie thérapeutique - ECBU = réaliser en cas de BU positive, de suspicion de pyélonéphrite et avant toutes mise en place d'antibiothérapie - EMOC = pour détecter une septicémie, réaliser de façon systématique et répétée en cas de fièvre > 38,5°C en présence d’une pyélonéphrite - EXAMEN DES URINES DES 24H SI 1ère CRISE = pour mesurer le taux de calcium, de phosphore et d'acide urique dans les urines, et adapter ensuite le traitement et les règles hygiéno-diététiques - BILAN SUR URINES DU MATIN (à jeun) = pour mesurer le PH et la cristallurie et adapter ensuite le traitement et les règles hygiéno-diététiques - NFS = pour mettre en évidence une infection hyperleucocytose, augmentation de la VS et de la CRP - CREATINEMIE, CALCIEMIE, PROTIDEMIE, PHOSPHOREMIE, URICEMIE, NATREMIE = réaliser en urgence devant toutes suspicions de colique néphrétiques aigue, permette de mettre en évidence l’altération de la fonction rénale mais aussi adaptation des thérapeutiques - SPECTROPHOTOMETRIE INFRAROUGE = pour analyse de la composition des calculs évacués ou filtrés
2. Complications :
2.1. - Pyélonéphrite aigue obstructive (urgence médico chirurgicale) : présence d’urine infecter en amont d’un calcul obstructif des voies urinaire supérieurs avec infection du parenchyme rénal -> Se manifeste par : fièvre supérieure à 38°C frisson, BU positive, marbrure cutanées et instabilité hémodynamique (hypotension artérielle, tachycardie) -> Peu évoluer vers des troubles de la conscience, une défaillance cardiaque, une défaillance respiratoire, des troubles de la coagulation.
2.2. - Colique néphrétique aigue anurique lié à une insuffisance rénale aigue fonctionnelle d’origine septique, des calculs bilatéraux et un rein unique. Elle va entrainer une insuffisance rénale aigue avec augmentation de la créatinine et une hyperkaliémie
2.3. - Colique néphrétique aigue hyperalgique : lié à une douleur persistante de colique néphrétique ne cédant pas au traitement antalgique et peu entrainer une rupture de la voie excrétrice
2.4. - Insuffisance rénale qui peut être du a la destruction du rein par un calcul coralliforme notamment.
3. Soins IDE :
3.1. - Rassurer le patient et lui expliquer le déroulement des soins - Surveillance de la douleur avec des échelles, le faciès, position, localisation de la douleur - Surveillance de température pour voir s’il y a une hyperthermie - Pose d’une voie veineuse périphérique (AINS, Antalgique, Antispasmodique) - Recueil des urines dans une cantine sur 24h pour surveillance de l’aspect (hématurie, aspect trouble ?) et Filtrage des urines - Réalisation BU s’il y a une infection (pH, hématies, leucocytes, nitrites) - Surveillance diététique : surveillance alimentaire : -lithiase calcique🡪 boire 2L d’eau par jour, eau pauvre en calcium, limiter jus de fruit, thé et sel, peu de protéines, peu d’aliments riche en oxalate (chocolat, rhubarbe, épinards, blettes, asperges, fraises… -lithiase acide urique 🡪 limiter la bière, eau riche en bicarbonate (pour avoir un Ph entre 6,5 et 7, limiter les viandes et les poissons gras. - Surveillance sonde urinaire et/ou diurèse - Restriction hydrique initiales et adaptées par la suite
4. TTT :
4.1. préventif : boire bcp d’eau (3L/j)
4.2. naturels : bain chaud ou compresse chaude pour diminuer la douleur
4.3. médical : AINS, morphine et analgésique (si faible douleur)
4.4. chirurgical : - Pose d’une sonde pour drainer l’urine - Urétéroscopie -> fragmenter ou extraire le calcul - Lithotripsie extracorporelle par onde de choc -> peut provoquer un hématome - Néphrolithotomie percutanée -> dernier recours
5. Définition :
5.1. Lithiase : précipitation et l’agglomération de cristaux dans la voie excrétrice urinaire
5.2. Colique néphrétique : obstruction par les lithiases qui entraine une mise en tension brutale de la voie excrétrice située en amont de l’obstruction (bassinet, calice, urètre) qui engendre une douleur présente lors de la crise de colique néphrétique
6. Signes cliniques :
6.1. Colique néphrétiques : - Début brutal - Crise paroxystique - Douleur lombaires violentes, spasmodique, sans positions antalgique, unilatéral, irradiant le long de l’urètre, de l’angle costo-vertébral vers les organes génitaux externe - Agitation et anxiété - Signes urinaires : pollakiurie, brulures mictionnelles, hématuries Infection urinaire pré ou post lithiasique - Signes digestifs : nausées, vomissement, iléus voire pseudo-occlusion
6.2. Lithiase du bas appareil urinaire : - Signes fonctionnels urinaire : pollakiurie, brulures mictionnelles, hématuries
7. Facteurs favorisants :
7.1. - 2 hommes pour 1 femme
7.2. ATCD de colique néphrétique souvent sur le rein gauche poids
7.3. Alimentation : - produits laitiers - protéine - sel - sucre rapide - la charcuterie - oxalat (chocolat, fruits sec) - calcium, etc Hydratation
7.4. Terrain familiale : - ex : cystinurie - infection urinaire : anomalie du pH (acide favorise) - anomalies des reins et des voies excrétrices - certains ttt : diurétique, quinolone