1. Les débuts
1.1. La loi Guizot (1833)
1.1.1. La base de notre instruction publique primaire
1.1.1.1. Primaire élémentaire
1.1.1.1.1. La lecture
1.1.1.1.2. L'écriture
1.1.1.1.3. Le calcul
1.1.1.1.4. L'instruction morale et religieuse
1.1.1.1.5. La langue française
1.1.1.1.6. Le système légal des poids et mesures
1.1.1.2. Primaire supérieure
1.1.1.2.1. Géométrie et applications usuelles
1.1.1.2.2. Le dessin linéaire et l'arpentage
1.1.1.2.3. Sciences physiques
1.1.1.2.4. L'histoire naturelle applicable aux usages de la vie
1.1.1.2.5. Le chant
1.1.1.2.6. Histoire-Géographie
1.1.2. Précise les modalités de l'exercice de la profession d'instituteur primaire (homme comme femme)
1.1.2.1. Brevet de capacité obtenu après un examen
1.1.2.2. Certificat de modalité obtenu sur l'attestation de trois conseillers municipaux
1.1.2.3. Avoir plus de 18 ans
1.1.2.4. La loi prévoit également que tout instituteur pourra « être interdit de l'exercice de sa profession pour cause d'inconduite ou d'immoralité ».
1.1.3. François Guizot (1787-1874) est un historien et homme d'État français, membre de l'Académie française à partir de 1836, plusieurs fois ministre sous la monarchie de Juillet, en particulier des Affaires étrangères de 1840 à 1848, Il joua aussi un rôle important dans l'histoire de l'école en France, en tant que ministre de l'Instruction publique, par la loi de 1833, demandant la création d'une école primaire par commune et d'une école normale primaire par département.
1.2. Les lois Ferry
1.2.1. rendent l’enseignement primaire obligatoire, gratuit et laïc pour les enfants de six à treize ans
1.2.1.1. Grâce à un budget conséquent, le nombre d’écoles élémentaires croît rapidement en France, et de plus en plus d’enfants y sont scolarisés
1.2.1.1.1. La volonté de préparer les plus jeunes à l’enseignement primaire conduit, en 1885, à la création des écoles maternelles, destinées aux enfants de deux à cinq ans
1.2.1.2. Matières enseignées
1.2.1.2.1. L'histoire de France
1.2.1.2.2. La géographie
1.2.1.2.3. La morale et l'instruction civique (remplace le catéchisme)
1.2.1.2.4. Les sciences (appelées "leçons de choses")
1.2.1.2.5. Le français
1.2.1.2.6. Le dessin
1.2.1.2.7. Le chant
1.2.1.2.8. Matière genrée
1.2.2. Votées entre 1880 et 1881
1.2.3. Jules Ferry (1832-1893) est un homme d'état français. En 1870, après la chute du Second Empire, dont il était opposant, il est membre du gouvernement provisoire et, pour quelques mois, maire de Paris. C'est dans le cadre de cette dernière fonction qu'il fait réprimer les insurgés de la Commune de Paris. Plusieurs fois ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts entre 1879 et 1883, il est l'auteur des lois restaurant l'instruction obligatoire et gratuite. Ainsi vu comme le promoteur de « l'école publique laïque, gratuite et obligatoire », il est considéré, plusieurs décennies après sa mort, comme l’un des pères fondateurs de l'identité républicaine.
2. L'organisation
2.1. La vie des écoliers
2.1.1. Emploi du temps
2.1.1.1. L'écolier se rend à l'école 5 jours dans la semaine, Jeudi et Dimanche sont des jours de repos
2.1.1.1.1. En 1885, des efforts sont portés sur le recrutement des instituteurs plus développé et encadré ainsi que sur les méthodes d'apprentissage qui se voient théorisées et perfectionnées
2.1.1.2. Les vacances sont bien moins nombreuses et plus courtes que maintenant
2.1.2. Chaque écolier porte un tablier et l'école n'est pas mixte : il existe des écoles de filles et des écoles de garçons.
2.1.2.1. Beaucoup considéraient que l'enseignement des filles était moins important et qu'il suffisait de les préparer à devenir de bonnes femmes de maison.
2.2. Après l'école
2.2.1. La scolarité se terminait avec un examen appelé le « certificat d'études » passé entre 11 et 13 ans. Ce certificat faisait la fierté des familles et garantissait de trouver un travail.
2.2.1.1. En conséquences, la majorité des élèves entraient dans la vie active et n'allaient pas vers le Secondaire pour passer un bac.
2.2.1.2. Mis en place le 20 Août 1866 sous l'impulsion de Victor Duruy
2.2.1.2.1. En 1882, celui-ci est institué par la loi Jules Ferry du 28 mars 1882, qui rend l'instruction primaire obligatoire de 6 à 13 ans. L'article 6 précise : « Il est institué un certificat d'études primaires ; il est décerné après un examen public auquel pourront se présenter les enfants dès l'âge de onze ans. Ceux qui, à partir de cet âge, auront obtenu le certificat d'études primaires, seront dispensés du temps de scolarité obligatoire qui leur restait à passer. »
3. Les enjeux
3.1. Militaires
3.1.1. En 1870, après la défaite contre les Prussiens, les nouveaux dirigeants décident de changer le système éducatif.
3.1.1.1. L'objectif était d'instruire la population pour que la France puisse garder son statut de « grand pays ». Certains considéraient notamment que le manque d'instruction des soldats français avait entraîné la défaite contre la Prusse.
3.2. Sociaux
3.2.1. La fin des années 1880 est marquée par un intérêt croissant pour la question de l’enfance : émergence de la puériculture ; constitution d’une médecine de l’enfant ; débats autour de l’instruction et de l’éducation ; développement du traitement de ce thème dans les différents arts.
3.3. Politiques
3.3.1. Charles Floquet, président du Conseil en 1888, a qualifié les réformes scolaires engagées par les gouvernements successifs de la Troisième République de « la plus glorieuse des tâches ».
3.3.1.1. De fait, la Troisième République, seul régime qui parvient à se maintenir durablement depuis l'Ancien Régime (de 1870 à 1940), accorde à l'école une place de choix.
3.3.1.1.1. Institution chargée de l'instruction des jeunes Français, elle est aussi vecteur de cohésion, de fabrication du mythe national, et tente d'enraciner les valeurs de la République dans une France encore peu habituée à ce type de régime politique