Le microbiote

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Le microbiote par Mind Map: Le microbiote

1. Une corrélation avec la nutrition ?

1.1. Chez des enfants bien nourris, on peut observer que l'indice de diversité du microbiote est proche de 0 (pas d'appauvrissement de la diversité de leur microbiote). Chez les enfants mal nourris, cet indice est de -1 avant le traitement. Cela signifie que leur microbiote est moins diversifié que celui des enfants bien nourris. Cependant, après leur traitement (application d'un régime alimentaire équilibré), qui a duré 1 à 2 mois, on observe que l'indice de diversité du microbiote passe à -0.4, signe qu'une alimentation équilibrée est plus bénéfique pour la diversité du microbiote qu'une sous alimentation ou une alimentation gravement déséquilibrée. Avec la même expérience, on remarque que les enfants bien nourris ne souffrent pas (ou très peu) d'insuffisance pondérale (leur indice d'insuffisance pondérale étant environ à -0.2). Chez les enfants mal nutris, leur indice d'insuffisance pondérale est à environ -5 avant le traitement (cela signifie qu'ils ont un poids anormalement bas). Après le traitement (1 à 2 mois là aussi), le poids augmente et leur indice d'insuffisance pondérale moyen passe à -3.8.

1.2. Il est observé qu'un enfant mal nutri a un microbiote peut diversifié bactériellement tandis qu'un enfant bien nourri posséde un microbiote intestinal à forte diversité bactérielle. Lorsque des souris, dépourvues de microbiote, reçoivent le microbiote d'un enfant malade, il est observé qu'elles perdent sans arrêt de leur masse (elles perdent presque 40% de leur masse au bout de 19 jours d'expérience). Lorsque des souris, là aussi dépourvues de microbiote, reçoivent le microbiote d'un enfant bien nourri, il est observé qu'elles perdent beaucoup moins de masse que l'autre groupe de souris. De plus, il leur arrive même de reprendre de la masse si elles en avaient perdu. Ainsi, au bout de 7 jours d'expérience, les souris du groupe bien nourri, perdent environ 7% de leur masse, mais reprennent 4% de masse les 7 prochains jours, pour enfin redescendre à 91% de leur masse originelle en fin d'expérience (au bout de 19 jours).

1.3. Conclusion

1.3.1. Nous sommes certains que la diversité du microbiote est plus faible chez des enfants souffrant de mal nutrition que chez des enfants bien nourris. Nous avons aussi observé qu'une alimentation équilibrée aidait le microbiote à se diversifer davantage. D'après les résultats des expériences, lorsque les enfants ont un microbiote diversifié, ils ne souffrent pas d'insuffisance pondérale (ou très peu) et que les souris ayant reçu leur microbiote intestinal à forte diversité bactérielle, ne perdent pas beaucoup de poids. Chez les enfants mal nutris, leur microbiote peu diversifié semble être responsable de leur insuffisance pondérale sévère. Cette thèse est aussi renforcée par l'expérience des souris puisque ces dernières, après avoir reçu un microbiote peut diversifé, n'ont fait que de perdre en masse. On peut donc penser que le microbiote joue un rôle dans la perte de poids, en façon de s'il est très diversifié ou très peu. Ceci implique cette relation : Microbiote peut diversifié = insuffisance pondérale légère à sévère < microbiote diversifié = abscence d'insuffisance pondérale.

1.3.2. Traitement

1.3.2.1. Une alimentation équilibrée permet de mieux diversifier le microbiote qu'une alimentation déséquilibrée et trop faible.

2. Le tabagisme

2.1. Dans une expérience, trois groupes de personnes sont étudiés. Le groupe 1 est un groupe de personne non fumeur. On constate que son indice de diversité du microbiote est à 75 au début de l'expérience et passe à 80 à la fin de l'expérience (4 semaines après). Cela montre une diversité du microbiote très élevée. Le groupe 2 est un groupe de fumeurs. Ce groupe là a obtenu des résultats bien plus faible que ceux du groupe 1 (37 au début et 40 à la fin). Le groupe 3 est un groupe de fumeurs qui s'arrête de fumer pendant l'expérience. Dans ce groupe, les résultats du début (40) sont presque les même que ceux du groupe 2. A la fin de l'expérience, le microbiote du groupe 3 c'est beaucoup diversifié puisque son indice de diversité passe de 40 à 70 en seulement 4 semaines.

2.1.1. Conclusion

2.1.1.1. On peut en déduire que fumer réduit la diversité du microbiote intestinal puisque le groupe 1 possède un microbiote intestinal très élevé et qu'il ne fume pas. Le groupe 2 ,fumeur, possède un microbiote peu développé. Le groupe 3 possède un microbiote peu développé lorsqu'il fume. Quand il arrête de fumer, ce groupe retrouve un microbiote intestinal développé. Pourquoi est-ce que fumer réduirai la diversité du microbiote ? Je ne sais pas. Peut-être car cela tue ou fait apparaître certaines bactéries... mais rien n'est moins sûr.

2.1.1.1.1. Traitement

3. Microbiote déséquilibré = obésité ?

3.1. On observe que les personnes obèses possèdent généralement un microbiote moins diversifé que chez des personnes minces. Une expérience visant à transférer le microbiote d'un jumeau mince à une souris mince et le microbiote du jumeau obèse à une souris mince a été effectué à été réalisée. Durant l'expérience, les deux souris ont été nourries avec la même alimentation (pauvre en graisse et riche en fibres végétales). A la fin de l'expérience, la souris avec le microbiote du jumeau mince est restée mince, tandis que la souris avec le microbiote du jumeau obèse est, elle aussi, devenue obèse.

3.2. Chez des individus minces, on remarque que les firmicutes représentent une abondance d'environ 75% pour environ 24% de bactéroïdètes. Chez des individus obèses, on remarque que les firmicutes prennent une place beaucoup plus importante dans l'organisme (90%) et que les bactéroïdètes ne sont que très peu présentes (3%). Une expérience consistant en un an de régime hypocalorique est appliquée sur les personnes obèses. Au bout de 12 semaines d'expérience, le taux de firmicutes descend à 88% tandis que le taux de bactéroïdètes monte à 8%. Au bout de 26 semaines, la taux de firmicutes continue de baisser pour atteindre celui des personnes minces (75%). La taux de bactéroïdètes continue d'augmenter (13%). A la fin de l'expérience (52 semaines), le taux de firmicutes se stabilise presque ( 78%) alors que le taux de bactéroïdètes continue de se rapprocher de celui des personnes minces (18%). A la fin de cette année d'expérience, les obèses ont perdu entre 5% et 20% de leur masse.

3.3. Une expérience menée en Belgique a prouvé que lorsque des souris minces étaient engraissées afin de les rendre obèses, alors la bactérie akkermansia muciniphila était 100 fois moins présentes que lorsque les souris étaient minces. La seconde partie de l'expérience consistait en séparant les souris en deux groupes et en les nourissant naturellement. Seul l'un des groupes a ingéré, en plus, une solution contenant ces bactéries (akkermansia muciniphila). Les chercheurs ont ensuite constaté que le groupe ayant ingéré les bactéries akkermansia muciniphila. possédait une masse graisseusse deux fois plus faible que celle de l'autre groupe. La même expérience a ensuite été appliquée sur des personnes volontaires mais les résultats ne sont pas encore connus.

3.4. Conclusion

3.4.1. On peut penser qu'un microbiote peu diversifié mène forcément à l'obésité. Or, ma conclusion sur l'autre expérience prouve le contraire. Ainsi, on peut penser qu'un microbiote peut diversifié conduit généralement à une insuffisance pondérale ou à une obésité. Il reste à dire : Qu'est ce qui va plus aller vers l'insuffisance pondérale et pourquoi ? Pourquoi une personne va être obèse et non pas très maigre ? Nous pouvons être pratiquement sûr que c'est le microbiote qui est au coeur de la problématique. Je pense qu'il faut plus se pencher sur le type de bactéries présentes dans le microbiote. On constate que le taux de firmicutes dans le microbiote intestinal est beaucoup plus élevé chez les personnes obèses que chez les personnes minces et que le taux de bactéroïdètes est beaucoup plus faible. Ainis, chez une personne mince il y a environ 3 fois plus de firmicutes que de bactéroïdètes contre presque 30 fois plus de firmicutes chez les obèses. On peut donc penser que le taux firmicutes/bactéroïdètes joue un rôle dans la régulation du poids d'un individu. Il y a aussi la bactérie akkermansia muciniphila qui peut poser question puisqu'elle est 100 fois plus présentes chez des souris minces que chez des souris obèses. On peut donc alors penser que cette bactérie régule elle aussi le poids d'un individu. Ainsi, si une personne a trop de akkermansia muciniphila dans son organisme, alors la personne va peut-être souffrir d'insuffisance pondérale. Si elle n'en a pas assez, elle va probablement devenir obèse. Cela semble pareil pour le taux de firmicutes et celui de bactéroïdètes. Si une personne possède trop de firmicutes, alors les aliments qu'elle va ingérer lui apporteront plus de calories et va peut-être ainsi grossir. Inversement si la personne n'en a pas assez. Aussi, on peut penser que les bactéroïdètes en trop faible quantité mènent à une obésité et que, peut-être, une quantité trop importante mène à une perte de poids.