1. Vison à court et moyen terme
1.1. Le voyage est il forcément une expérience positive
1.1.1. Oui il est forcément une expérience positive
1.1.1.1. Jules Verne, Le tour du monde en 80 jours, 1872
1.1.1.1.1. Ce voyage extraordinaire est rendu possible grâce à la révolution des transports qui marque le XIXe siècle et les débuts de la révolution industrielle. L'apparition de nouveaux modes de transport (chemin de fer, marine à vapeur) et l'ouverture du canal de Suez en 1869 raccourcissent les distances, ou du moins le temps nécessaire pour les parcourir.
1.1.2. Non il n’est pas forcément une expérience positive
1.1.2.1. Jean-Christophe Tixier ,La Traversée, 2015
1.1.2.1.1. Dans La Traversé nous suivrons un Jeune Africain, Sam voyage à bord d'un bateau de migrants vers l'Europe. Bientôt la mer grossit et la tempête éclate, provoquant le naufrage de l'embarcation.
1.2. Le voyage est il forcément formateur
1.2.1. Oui il est forcément formateur
1.2.1.1. Simone de Beauvoir, La force de l’âge, 1960
1.2.1.1.1. Dans La force de l’âge, Simone de Beauvoir raconte sa jeunesse et notamment l’année qu’elle a passée à Marseille où elle a pris son premier poste de professeure de philosophie. À cette époque, elle a arpenté seule les chemins de l’arrière-pays et des calanques.
1.2.2. Non il n’est pas forcément formateur
1.2.2.1. « « Le lendemain de la photo, c’était la ruée » : l’« instagrammabilité » des lieux touristiques, une aubaine et une malédiction », article paru dans Le Monde le 19/08/2022
1.2.2.1.1. Les réseaux, et notamment Instagram, permettent d’avoir une visibilité, mais encouragent aussi le mimétisme. Quitte à tomber, pour certains lieux rendus célèbres par une photo spectaculaire, dans le surtourisme.
2. Définition
2.1. Un voyage peut être défini comme un déplacement d'une personne d'un endroit à un autre, souvent dans le but de découvrir de nouveaux lieux, cultures, expériences ou de se rendre à une destination spécifique. Les voyages peuvent se faire aussi bien à l'intérieur d'un pays (voyage domestique) qu'à l'étranger (voyage international). Ils peuvent être motivés par des raisons personnelles, professionnelles, éducatives, de loisirs ou d'autres motivations. Les voyages peuvent impliquer différents modes de transport tels que l'avion, le train, la voiture, le bateau ou même la marche à pied, et peuvent varier en durée, de quelques heures à plusieurs mois. Les voyages offrent souvent l'occasion de découvrir de nouvelles perspectives, de se détendre, de se divertir, d'apprendre et de créer des souvenirs inoubliables.
3. Dans le temps ?
3.1. Le tourisme détruit t’il le voyage
3.1.1. De part les touristes envers eux mêmes
3.1.1.1. Sylvain Tesson, Petit traité sur l’immensité du monde, 2005
3.1.1.1.1. Sylvain Tesson parcourt le monde. Dans les steppes d'Asie centrale, au Tibet, dans les forêts françaises ou à Paris, il marche, chevauche, escalade, bivouaque dans un arbre ou sous un pont, construit des cabanes. Cet amoureux des reliefs poursuit le merveilleux et l'enchantement. Dans nos sociétés de communication, il en appelle à un nouveau nomadisme, à un vagabondage joyeux. Ce Petit traité sur l'immensité du monde est un précis de désobéissance naturaliste, une philosophie de poche buissonnière, un récit romantique contre l'ordre établi.
3.1.2. Par les nations elles mêmes
3.1.2.1. Julien Blanc-Gras, Touriste, 2011
3.1.2.1.1. Dnas ce livre, Le touriste traverse la vie, curieux et détendu, avec le soleil en prime. Il prend le temps d’être futile. De s’adonner à des activités non productives mais enrichissantes. Le monde est sa maison. Chaque ville, un évocation.
3.1.3. De part les touristes envers les autres
3.1.3.1. Jean-Didier Urbain, L’Idiot du Voyage, 2002
3.1.3.1.1. À mesure qu’ils deviennent de plus en plus nombreux, les touristes sont de plus en plus critiqués, moqués, attaqués. Dans certains contextes, « touriste » est presque devenu une insulte. Pourtant, à y regarder de plus près, il apparaît qu’entre celui qui voyage et celui qui critique, l’écart n’est pas flagrant. Dans L’Idiot du voyage, Jean-Didier Urbain s’interroge sur les origines et les fonctions du mépris anti-touristique.
4. Vision à long terme
4.1. Voyager est-ce transformer ?
4.1.1. Oui, voyager signifie forcément une transformation
4.1.1.1. Takehiko Inoue, Vagabond, 1998
4.1.1.1.1. Miyamoto Musashi est un rônin, un samurai errant. Il parcourt les routes du Japon à la recherche des plus grands bretteurs afin de parfaire son art et de devenir un jour le meilleur samurai de l'archipel. Musashi voyage donc à la rencontre des plus grands kenjutsu afin de parfaire son art. Nous y observerons un changement dans son comportement comme une nouvelle vision du monde qui lui ai dû grâce à son voyage
4.1.2. Non, voyager ne signifie pas forcément une transformation
4.1.2.1. Martin Scorsese, Taxi driver, 1976
4.1.2.1.1. De retour du Viet-Nam, Travis Bickle (Robert de Nir) souffre de dépression. Il a l’idée de travailler comme chauffeur de taxi pour occuper ses nuits sans soleil. Il retrouvera tous les vices et la perversion de New -York malgré tout ce qu’il a pu vivre au Viet-Nam
4.2. Dans quelle mesure le dépaysement permet-il de réfléchir différemment sur soi ?
4.2.1. Dans son comportement envers autrui
4.2.1.1. Makoto Yukimura, Vinland Saga, 2005
4.2.1.1.1. Thorfinn, jeune enfant viking, rêve d’aventure et de combat. Vivant sur l’île paisible d’Islande, sa vie est bouleversée le jour où son père Thors, ancien grand général de guerre, est rappelé au champ de bataille. Mais il se fait assassiner par Askeladd, un chef de guerre mercenaire. Thorfinn le suit alors partout dans le but de se venger et devient au fil des ans un guerrier froid et redoutable. Mais plus Thorfinn devient fort, moins l’envie de vengeance et présent jusqu’à être persuadé qu’il n’avait aucun ennemi
4.2.2. Dans son comportement envers soi même
4.2.2.1. Alix de Saint André, En avant route, 2010
4.2.2.1.1. Alix de Saint-André a pris trois fois la route de Compostelle. La première fois, elle est partie de Saint-Jean-Pied-de-Port, sur le chemin français, avec un sac plein d'idées préconçues, qui se sont envolées une à une, au fil des étapes. La deuxième fois, elle a parcouru le " chemin anglais " depuis La Corogne, lors d'une année sainte mouvementée. L'ultime voyage fut le vrai voyage, celui que l'on doit faire en partant de chez soi. Des bords de Loire à Saint-Jacques-de-Compostelle, de paysages sublimes en banlieues sinistres, elle a rejoint le peuple des pèlerins qui se retrouvent sur le chemin, libérés de toute identité sociale, pour vivre à quatre kilomètres-heure une aventure humaine pleine de gaieté, d'amitié et de surprises.