1. III/ 1958-1962 : LE GENERAL DE GAULLE MET FIN A LA GUERRE D’ALGERIE
1.1. A/ Le coup de force du 13 mai 1958
1.1.1. La IVe République est par ce conflit avec des gouvernements successifs qui ne trouvent pas de solution
1.1.2. L’armée, majoritairement favorable à l’Algérie française, a de plus en plus de pouvoir en Algérie.
1.1.3. le 13 mai 1958, Pierre Pfimlin modéré sur la question algérienne est nommé président du Conseil
1.1.3.1. c’est également la journée des barricades à Alger
1.1.3.1.1. des pieds noirs s’emparent du siège du gouvernement général et mettent en place un comité de salut public qui exige le retour du général de Gaulle au pouvoir
1.1.3.1.2. La IVe République plie devant l’émeute et la menace d’un coup de force militaire
1.2. B/ L’arrivée de De Gaulle au pouvoir et le choix de l’autodétermination
1.2.1. Le 4 juin 1958, De Gaulle se rend en Algérie où il prononce un discours dans lequel il dit « je vous ai compris » aux partisans de l’Algérie française
1.2.1.1. Le 1er choix de De Gaulle est celui d’une Algérie française
1.2.1.1.1. mais beaucoup d’historiens, il est vraisemblable qu’il envisageait dès juin 1958 de rendre à l’Algérie son indépendance
1.2.1.2. Il lance le Plan Constantine, plan économique et social visant à valoriser les ressources de l’Algérie et à redistribuer les richesses
1.2.1.3. Il lance le Plan Challe pour obtenir une victoire militaire sur le FLN qui favoriserait la France dans les négociations
1.2.1.4. Mais, ces décisions sont prises dans un contexte de conflit ouvert
1.2.1.4.1. Multiplication des attentats perpétrés par le FLN dans la capitale
1.2.1.5. En septembre 1958, a été créé le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne installé au Caire
1.2.1.5.1. Il obtient vite le soutien international
1.2.1.6. le discours du 16 septembre 1959 marque un tournant
1.2.1.6.1. De Gaulle se prononce en faveur de l’autodétermination de l’Algérie
1.3. C/ Les accords d’Évian et leurs conséquences
1.3.1. Dans ce climat proche de la guerre civile, des négociations secrètes sont entreprises et aboutissent le 18 mars 1962 aux Accords d’Évian signés par le FLN et le gouvernement français
1.3.1.1. fin de 8 ans de guerre
1.3.1.1.1. Cette guerre se termine par un série d’attentats par l’OAS en France
1.3.1.2. Les accords sont ratifiés par un référendum en France et en Algérie
1.3.1.3. La proclamation de l’indépendance à Alger est officielle le 5 juillet 1962
1.3.1.3.1. Suite la proclamation de l’indépendance, les massacres de pieds-noirs et de harkis commencent en Algérie
2. II/ 1956-1957 : L’ENLISEMENT DE LA GUERRE
2.1. a) Une guerre franco-algérienne
2.1.1. Le FLN se lance dans une véritable guerre de libération et étend son emprise grâce à plusieurs moyens
2.1.1.1. La guérilla
2.1.1.1.1. attentats qui touchent autant les civils que les militaire
2.1.1.1.2. guerre essentiellement urbaine
2.1.1.2. La volonté d’impliquer tous les « musulmans »
2.1.1.2.1. rallier tous les Algériens à la cause indépendantiste
2.1.1.2.2. impôt destiné à financer la lutte
2.1.1.3. L’obtention du soutien international
2.1.1.3.1. la « question algérienne » est à l’ordre du jour de l’ONU en 1955 Face au FLN
2.1.1.3.2. Augmentation très importante des effectifs militaires = soldats du contingent 1956
2.1.1.4. Opérations militaires
2.1.1.4.1. L’armée française utilise des méthodes=brutales/inhumaines
2.1.1.4.2. elle a du mal à faire face aux méthodes du FLN
2.1.1.4.3. FLN est présenté comme une organisation terroriste
2.2. b) Une guerre algéro-algérienne : la division des Algériens
2.2.1. Le combat mené par le FLN ne fait pas l’unanimité parmi les Algériens
2.2.1.1. des Algériens s’engagent ainsi aux côtés des Français
2.2.1.1.1. les harkis
2.2.1.2. le FLN veut éliminer tous les courants nationalistes algériens
2.2.1.2.1. s’imposer comme le seul leader de la lutte
2.2.1.2.2. La plupart des mouvements se rallient progressivement
2.3. c) Une guerre franco-française : la division de l’opinion publique en métropole et la naissance de l’OAS
2.3.1. Après une période d’indifférence, l’opinion publique française est de plus en plus hostile au conflit
2.3.1.1. Dénonciation de la torture perpétrée par les Français
2.3.1.1.1. par des intellectuels J.-P. Sartre, François Mauriac
2.3.1.1.2. dans la presse
2.3.1.2. des jeunes appelés doivent aller servir en Algérie pendant leur service militaire
2.3.1.2.1. ils sont de plus en plus nombreux à refuser d’aller s’y battre et à déserter
2.3.1.3. Le massacre de Palestro en 1957 frappe particulièrement les esprits
2.3.1.3.1. 17 jeunes hommes sont massacrés dans un village algérien
2.3.1.4. MAIS
2.3.1.4.1. certains Français/pieds-noirs, restent opposés à une Algérie indépendante
3. I/ 1954-1956 : AUX ORIGINES DE LA GUERRE D’INDEPENDANCE
3.1. a) Un système colonial en échec
3.1.1. Les pieds-noirs constituent 10% de la population de l’Algérie, mais ils concentrent le pouvoir
3.1.1.1. inégalité social
3.1.1.1.1. les colons ont un meilleur accès aux soins/l’éducation
3.1.1.2. Pouvoir politique
3.1.1.2.1. les pieds-noirs sont surreprésentés à l’Assemblée algérienne
3.1.1.3. Pouvoir économique
3.1.1.3.1. les colons sont en moyenne 12 fois plus riches que les Algériens, ils ont l’essentiel des terres cultivables
3.1.1.4. Ces inégalités sociales, économiques et politiques sont à l’origine de la naissance de mouvements nationalistes
3.1.1.4.1. 1926 : naissance du mouvement de l’Etoile Nord-Africaine sous l’impulsion de Messali Hadj
3.2. b) La montée de la violence
3.2.1. 8 mai 1945 première manifestation violente nationaliste
3.2.1.1. émeutes dans la région de Sétif et de Guelma
3.2.1.1.1. mort d’une centaine d’Européens
3.2.1.2. répression brutale de l’armée
3.2.1.2.1. 8 à 15000 morts parmi les Algériens
3.2.1.2.2. revendications des nationalistes algériens= pas entendues par la France
3.2.1.2.3. pas de réforme politique
3.2.1.3. création du Front de Libération Nationale (FLN) dirigé par Ahmed ben Bella
3.2.1.3.1. souhaite l’indépendance par tous les moyens
3.2.1.3.2. 1 novembre 1954
3.3. c) Les réponses de la métropole
3.3.1. réaction du gouvernement français de la IVe République
3.3.1.1. les dirigeants français décident de rétablir l’ordre
3.3.1.1.1. François Mitterrand déclare : « L’Algérie, c’est la France ! »
3.3.1.1.2. Le président du conseil Pierre Mendes France décide d’envoyer + de troupes
3.3.1.1.3. les débuts de ce conflit sont marqués par une incompréhension de part et d’autre