Dissertation n°5 : L'existence du mal met-elle en echec la raison ?

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Dissertation n°5 : L'existence du mal met-elle en echec la raison ? par Mind Map: Dissertation n°5 : L'existence du mal met-elle en echec la raison ?

1. Introduction :

1.1. Quelle est la nature de l'échec de la raison ?

1.1.1. Le mal n'est-il pas conceptualisable ?

1.1.1.1. Peut-on proposer une définition objective, nécéssaire et universelle du mal ?

1.1.2. Est-ce l'origine du mal qu'il nous est impossible d'appréhender ?

1.1.2.1. Le mal a-t-il été créé par Dieu ?

1.1.2.2. L'homme est-il naturellement mauvais en dépit de sa capacité à raisonner ?

1.1.2.3. Les rapport que les humains ont entre eux sont-ils a l'origine du mal ? La société est-elle à l'origine du mal ?

1.1.3. Est-ce la possibilité de son existence qui heurte notre rationalité ?

1.1.3.1. Dans ce cas, comment expliquer l'existence de personnes faisant le mal autour d'elles tout en étant parfaitement rationnelles ?

1.1.3.2. Comment concilier l'image d'un Dieu bienveillant avec l'existence du Mal ?

1.2. La question qui se pose alors est : Peut-on être à la fois être raisonnable et malveillant ?

1.2.1. Pour cela, il faut tout d'abord se poser la question de la définition du mal : Qu'est-ce qu'être malfaisant ?

1.2.2. D’où vient le mal ? Pourquoi certains individus sont-ils malfaisants ?

1.2.3. Enfin, on peut confronter l'idée du mal avec la raison, et déterminer si oui ou non, il est possible d'être malfaisant et rationnel.

2. La progression se fait de haut en bas

3. Première partie : La définition du mal

3.1. Le mal, est-ce la souffrance physique ?

3.1.1. Faire souffrir autrui est la première chose qui nous vient à l'esprit quand on parle de mal.

3.1.2. La souffrance cependant, n'est pas forcément mauvaise : supposons que l'on opère quelqu'un sans anesthésie, la souffrance est nécessaire à la survie de la personne

3.1.2.1. Ce qui pose la question des intentions de la souffrance

3.1.3. Faire souffrir est parfois chose nécessaire. Cependant, la motivation derrière l'acte de la souffrance et surtout le but direct déterminent ou non si la souffrance est bonne

3.1.3.1. Ainsi, faire souffrir quelqu'un pour lui en faire retirer quelque chose de positif ne peut pas être considéré comme immoral, puisque l'on aide la personne.

3.1.3.2. Faire souffrir quelqu'un pour son propre bénéfice, ou pour celui d'une autre personne sans que le souffrant n'en retire rien est moralement répréhensible

3.1.3.3. Faire souffrir dans le but de faire souffrir est un acte que toutes les cultures définissent comme profondément mauvais

3.1.3.3.1. On commence à s'approcher d'une définition du mal, mais ce n'est pas suffisant : il existe d'autres manières de faire le mal

3.2. Le mal, est-ce un manquement volontaire à une règle, une faute ?

3.2.1. Faire souffrir autrui sans raison valable s'apparente à une violation des règles fondamentales qui régissent les interactions entre les hommes

3.2.1.1. La souffrance serait donc un cas particulier du mal, et non pas le mal lui-même. Il faut chercher ailleurs la définition du Mal.

3.2.2. Toutes les cultures possèdent certaines lois communs : les lois dictées directement par la morale.

3.2.2.1. Ainsi, voler, même lorsque l'on est dans le besoin, est puni partout dans le monde.

3.2.2.2. Il existe donc des lois universelles, et leur transgression désigne l'auteur comme un malfaiteur.

3.2.2.2.1. Cependant, certaines de ces transgressions ne sont pas considérées comme mauvaises.

3.3. Le mal est-il réellement conceptualisable dans son essence ?

3.3.1. La multiplicité du mal et des actes mauvais et la subtilité de l'infime limite qui le sépare parfois du bien est telle qu'il semble impossible de donner une définition claire et précise de ce qu'est réellement le mal.

3.3.1.1. Par exemple, faire pleurer quelqu'un en lui annonçant une vérité dure à entendre peut être considéré comme mal par certaines personnes, et comme un mal nécessaire débouchant sur un bien par d'autres.

3.3.1.2. On peut s'approcher d'une définition satisfaisante en soutenant que le mal, c'est violer une des lois fondamentales édictées par la morale en ayant l'intention d'être moralement mauvais, et sans subvenir à un besoin fondamental immédiat.

3.3.1.2.1. Cependant, en utilisant le mot défini dans la définition, on lui ôte son statut de définition pour n'en faire qu'un moyen de s'approcher de la définition du mal.

4. Cette impossibilité de définir ou de conceptualiser ce qu'est le mal met une première fois en échec la raison.

4.1. On ne peut définir le mal. Soit. Cependant, on peut rechercher son origine pour tenter de comprendre son existence.

5. Deuxième partie : L'origine du mal

5.1. Les animaux ne connaissent pas le mal. Il est propre à l’espèce humaine, et ne peut donc avoir d'origine que chez l'homme... ou son créateur.

5.1.1. Dieu a-t-il créé l'homme mauvais ?

5.1.1.1. Dieu, le Dieu créateur est toujours représenté comme bon. Il est le Bien par excellence, et il semble difficile d'imaginer qu'il ait créé quelque chose de mauvais.

5.1.1.1.1. Cependant, il est possible que le mal ait un but qui nous dépasse.

5.1.1.1.2. Il est également possible que le mal ne soit que la conséquence d'une création de Dieu, et non pas une création.

5.1.2. L'homme est-il fondamentalement mauvais dans son essence ?

5.1.2.1. Les hommes ne sont pas mauvais à chaque seconde de leur vie. Par conséquent, ils ne peuvent être fondamentalement mauvais, mais peuvent avoir des pulsions de malveillance.

5.1.2.2. La question est donc : ces pulsions sont-elles innées ou acquises ? L'homme nait-il mauvais ?

5.1.2.2.1. Les enfants humains n'ayant pas été au contact d'autres humains se comportent comme des animaux, et ne sont pas capables de malfaisance. Le mal n'est donc pas inné chez l'homme.

5.1.3. Si le mal est acquis par l'homme, c'est forcément durant son contact avec la société. Est-elle l'origine du mal ?

5.1.3.1. La société étant ce qu'elle est, elle produit d'innombrables individus, tous différents. Il apparait donc logique que certains soient mauvais, que ce soit à cause du contact avec de mauvais individus ou à cause d'une mauvaise education.

5.1.3.1.1. Cependant, il semble difficile de croire que la société puisse avoir créé le mal. En effet, comment croire qu'un rassemblement d'humains puisse avoir créé un concept impossible à définir pour un esprit humain ?

5.1.3.1.2. La société permet au Mal de perdurer, mais il est peu probable qu'elle en soit la source.

6. L'origine primaire du Mal est donc impossible à définir, mais la société en est une origine secondaire.

6.1. On peut maintenant se poser la question de la rationalité du mal. Cependant, on remarque déjà qu'il échappe à toute tentative de définition, conceptualisation ou de recherche de son origine. Il est la, et c'est tout.

7. Ultime partie : Le mal peut-il cohabiter avec la raison ?

7.1. Penchons nous sur le but de l'acte malfaisant : A quoi sert-il ?

7.1.1. Certains actes sont motivés par un désir matériel, sans aucun besoin.

7.1.1.1. Il s'agit d'actes qui ne se fondent pas sur la raison, mais qui sont des pulsions compréhensibles si on s'en sert pour analyser l'acte. Il n'y a donc pas lieu de parler d'échec de la raison pour ce genre d'agissement.

7.1.2. D'autres actes sont motivés par échec de l'usage de la raison, par exemple lorsqu'on considère d'emblée comme vraie une hypothèse erronée, ce qui fausse tout le raisonnement.

7.1.2.1. Celui qui agit peut alors croire faire le bien, car il est épaulé de la raison, Mais il peut en réalité faire le mal, car il peut alors justifier n'importe quel acte, si ignoble soit-il, et ne connait aucune limite.

7.1.2.1.1. La encore, celui qui sait véritablement se servir de la raison peut comprendre le comportement de celui qui agit mal, il peut en voir les causes et peut même raisonner celui qui fait le mal si celui-ci n'est pas atteint de mégalomanie. Il n'y a donc toujours aucune raison de parler d’échec de la raison.

7.1.3. Cependant, il arrive que certains actes malfaisants ne soient motivés que par la plaisir de faire souffrir autrui, moralement ou physiquement.

7.1.3.1. Ce genre d'actes n'est pas motivé par la raison, mais simplement par le plaisir immédiat procuré par la souffrance d'autrui.

7.1.3.1.1. Ce genre d'acte n'est pas concevable par la raison, elle se trouve donc dans l'incapacité de comprendre la situation, elle est mise en échec.

7.1.4. Enfin, il arrive que le simple fait de faire le mal motive l'action. Celui qui fait le mal s’adonne au mal pour le mal, ce qui n'est pas pas un comportement rationnel.

7.1.4.1. L'acte gratuit de faire le mal pour faire le mal est un échec total pour la raison : Comment concevoir qu'un être puisse se satisfaire de faire le mal ainsi si il possède une once de raison ?

7.1.4.1.1. Il n'est pas raisonnable de faire le mal simplement pour faire le mal, seul un être ayant totalement fait taire son logos peut agir ainsi. Même si il est persuadé du contraire, il est impossible de faire le mal pour faire le mal et de s'appuyer sur la raison pour cela.

8. Conclusion

8.1. Le mal est indéfinissable pour la raison, ce qui est un premier échec.

8.2. L'origine primaire du mal est inconnue, ce qui empêche de trouve une définition, et bloque donc la raison.

8.3. Enfin, certains des actes mauvais sont un échec total pour la raison, qui ne peut ni les expliquer, ni tenter de les arrêter puisqu'elle n'en saisit pas l'essence.

8.4. L'existence du mal met donc bien en échec la raison.