La violence en milieu scolaire

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La violence en milieu scolaire par Mind Map: La violence en milieu scolaire

1. Les manifestations de la violence

1.1. L'agressivité (Tartar Goddet, 2006): pulsion naturelle, source de mobilisation, énergie pouvant être utilisée positivement ou négativement.

1.2. La colère (Larivey, 1998): émotion secondaire, il est possible d'apprendre à la gérer, il est possible de l'éviter par la compréhension et l'expression du vécu réél.

1.3. L'indiscipline (Plairat, 2008): comportements perturbateurs, dérangeants, présente une atteinte à l'autorité, une opposition. Une bonne gestion de classe permettra de l'éviter.

1.4. Les microviolences (Debarbieux, 2006): incivilités, petits délits, peu d'interventions, mais celles-ci sont nécessaire pour éviter que les conflits dégénèrent.

2. Définition (Québec): "Toute manifestation de force, de forme verbale, écrite, physique, psychologique ou sexuelle, exercée intentionnellement (ou non, selon mon opinion) contre une personne, ayant pour effet d'engendrer des sentiments de détresse, de la léser, de la blesser, ou de l'opprimer en s'attaquant à son intégrité ou à son bien-être psychologique ou physique, à ses droits ou à ses biens" (Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, 2012)

2.1. Les lois et les règlements visent à protéger les enfants et encadrer le personnel scolaire.

2.1.1. Le code criminel: permet au personnel d'utiliser une force raisonnable pour protéger un enfant (compromission de sa sécurité ou celle d'un autre enfant. L'adulte doit cependant être en mesure de nommer les motifs de ses actions et il en demeure responsable.

2.1.2. Convention des droits de l'enfant (UNICEF, 1989): permet de protéger les enfants des mauvais traitements.

2.1.3. Charte québécoise des droits et libertés de la personne: « toute personne doit porter secours à celui dont la vie est en péril, personnellement ou en obtenant du secours, en lui apportant l’aide physique nécessaire et immédiate, à moins d’un risque pour elle ou pour les tiers ou d’un autre motif raisonnable»

2.1.4. Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) se référer à: http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/ShowDoc/cs/P-34.1

2.1.5. Code criminel du Canada se référer à: http://laws-lois.justice.gc.ca/PDF/C-46.pdf

2.1.6. Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) se référer à: http://www.csst.qc.ca/lois_reglements_normes_politiques/Pages/acces_lois_reglements.aspx

2.1.7. Loi sur l'instruction publique, article 56 se référer à : http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/projets-loi/projet-loi-56-39-2.html

3. Les manifestations de la violence

3.1. L'intimidation (Olweus, 1973) : lorsqu'un élève est soumis durant une longue période et de façon répétée à des actions négatives de la part d'autres élèves

3.2. La violence directe: insultes, menaces, agressions physique

3.3. La violence indirecte: sociale (propagation de rumeurs, commérages) électronique, matérielle

3.4. L'homophobie (Conseil permanent de la jeunesse, 2009): hostilité psychologique et sociale à l'égard de la diversité sexuelle

3.5. La cyberintimidation: utilisation des technologies de l'information pour porter atteinte à la personne

4. Les acteurs

4.1. Les victimes (Ismaili, 2014, Olweus, 1999) : isolées, peu d'amis, manquent d'habiletés sociales pour se défendre (passive), peuvent être hyperactive, agitées, peuvent avoir des comportements exaspérants (agressive)

4.1.1. Sentiments ( Cross, Lester et Barnes 2015; Lester, Cross Dooley et Shaw, 2013)  , : solitude, inquiétude, peur, honte, culpabilité, abandon, faible estime, manque de confiance aux adultes, elles risquent de développer des problèmes de comportement, la dépendance à certaines substances et la peur des adultes (Hyman, 1990)

4.1.1.1. Besoins de la victime : être entendue et crue, être sécurisée, être incluse dans un groupe, être encouragée et valorisée, développer des habiletés sociales de communication et de gestion des conflits, avoir une personne de confiance vers qui se tourner au besoin

4.2. Les agresseurs (quelques exemples, il faut tout de même être en mesure de reconnaître un agresseur qui ne correspond pas à ces descriptions): manque d'empathie, résiste mal à la pression des pairs, peut avoir été victime de violence, colérique, difficulté à reconnaître l'impact de ses comportements

4.2.1. Motivations (Banduras, 1986): Obtenir ce qu'il désire, exprimer son opinion et combler ses besoins

4.3. Les témoins:

4.3.1. Trois types: les supporteurs (encouragent l'agresseur), les spectateurs (observent et n'interviennent pas, mais acceptent en quelque sorte), les défenseurs (aident la victimes ou font arrêter l'agression)

4.3.1.1. Sentiments (Cowie, 2014; Polanin, Espelage & Pigott, 2012, Van Cleemput, Vandebosch & Pabian, 2014): peuvent devenir la cible ou être associés à la victime, honte, culpabilité, colère ou impuissance

5. Les interventions

5.1. Auprès des victimes: élaborer une politique école qui leur permettra d'être entendues, mécanisme de déclaration, participer à des activités qui leur permettront de développer des liens avec d'autres enfants, faire un suivi de la situation

5.1.1. t

5.2. Auprès des agresseurs: être encadrés de normes et d'attentes claires, développer des habiletés sociales, collaborer avec les parents, permettre à ces enfants de développer des intérêts

5.3. Auprès des parents (en tant qu'enseignants): rester calme, se concentrer sur les besoins de l'enfant, ne pas attribuer d'étiquette à l'enfant, ne pas culpabiliser le parent et agir en expert

5.4. Auprès des témoins (Salmivali, 2014): sensibiliser les élèves et les adultes à leur pouvoir d'action, en créant des systèmes d'action, d'intervention et de dénonciation