Communication, culture, identité

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Communication, culture, identité により Mind Map: Communication, culture, identité

1. Cultures numériques et capitalisme de plateforme

1.1. Fondement du capitalisme de plateforme : l'extraction des données

1.1.1. les données ont toujours été importantes pour les Etats

1.1.2. "gouvernance par les nombres" de A.Supiot

1.1.2.1. systèmes de mesures qui permettent d’administrer les populations

1.1.3. accumulation de données et informations à objectif unique

1.2. La numérisation des données

1.2.1. données massives "Big Data"

1.2.1.1. entassement de milliards de données

1.2.2. algorithmes

1.2.2.1. IBM puis les GAFAM vont tirer profit de cette quantité de données grâce aux algorithmes

1.2.2.2. ciblage, moissonnage, appariement, recommandation, prédiction de données...

1.2.3. intention des programmeurs et entreprises

1.2.3.1. pionniers

1.2.3.1.1. numérique pour améliorer les individus, savoir accessible à tous

1.2.3.2. opportunistes

1.2.3.2.1. privatiser cette intelligence collective

1.3. Travailler des données qui sont apparemment insignifiantes

1.3.1. Informations inintéressantes prises une à une, mais qui renseigne énormément sur le type de consommateur que nous sommes une fois compilées

1.3.1.1. temps resté sur une page, produits et pubs regardés (eye tracking) l’endroit où l’on se situe, le type d’ordinateur…

1.3.2. les plateformes et notamment les réseaux sociaux arrivent à créer des profils socioculturels des usagers qui les visitent à l’aide d’algorithmes sophistiqués et d’une quantité de données presque “infini”

1.4. Utilisation des données par les GAFAM

1.4.1. une partie de notre identité numérique est un agglomérat de traces

1.4.1.1. usage de ces traces par les GAFAM dans un but publicitaire

1.4.2. algorithmes pour profiler les usagers, mais aussi de mise aux enchères de nos profils

1.4.2.1. devenir l’espace où il y a le plus de monde pour vendre au plus cher des espaces publicitaires

1.4.3. éditorialisation des profils intéressante pour Facebook : free digital labor

1.4.3.1. seulement en fréquentant une plateforme, on travaille pour cette plateforme (tirer profit de la monétisation des traces que l’on laisse sur cette plateforme)

1.4.4. deux formes de participation intéressante pour le capitalisme de plateforme

1.4.4.1. factuelle

1.4.4.1.1. être sur une plateforme et y laisser des traces

1.4.4.2. intentionnelle

1.4.4.2.1. éditer les profils, noter, communiquer au sein de la communauté

1.5. Numérique comme une nouvelle manière d’articuler communication culture et identité

1.5.1. entreprises qui extractent nos données (traces)

1.5.2. culture numérique qui repose sur la double participation

1.5.3. limites : crise pandémique

1.6. Comment s'articulent capitalisme de plateforme et droit ? Intervention de Tom Lebrun

1.6.1. Les GAFAM veulent des UPI (profils utilisateurs) les plus détaillés possibles à l'aide des traces que les utilisateurs laissent sur les plateformes

1.6.1.1. former des copies numériques de nos existences

1.6.1.2. monitorer nos pensées, émotions, environnement

1.6.2. Sauf que toutes ces "miettes" que laissent les utilisateurs ne rentrent pas dans le domaine du droit

1.6.2.1. très difficile de réguler ou condamner ces pratiques

1.6.3. nouvel enjeu : l'intelligence artificielle capable de traiter toutes les données de manière quasi autonome

1.6.3.1. Deep fakes : est ce que l’IA arrivera à remarquer que c’est de l’IA qui a produit le contenu ?

2. Le réseau social

2.1. Barnes (1954)

2.1.1. “Sphères publiques” liant les individus entre eux

2.1.1.1. lien administratif, politique et donc hiérarchisé, bureaucratique et prédéfini (mairie, police etc)

2.1.1.2. lien industriel (les travailleurs ont des liens professionnels entre eux, avec les acheteurs, etc)

2.1.1.3. comment se fait-il que tous les individus de cette île se connaissent sans même jamais s’être rencontrés

2.1.2. "Réseau social" pour expliquer le fait que tous les individus semblent se connaître alors qu’ils n’habitent pas le même endroit et n’ont pas de liens directs

2.1.2.1. ces interconnaissances individuelles peuvent se penser comme des réseaux

2.1.3. "Réseau personnel" qui renvoie aux personnes avec qui l’individu est en contact direct

2.2. Milgram (1933-1984)

2.2.1. Toutes les sociétés fonctionnent comme des “petits mondes” tous interreliés

2.2.2. Tous les individus sont potentiellement interreliés par leurs réseaux personnels

2.2.2.1. les réseaux personnels permettent des liens entre différents petits mondes

2.2.2.2. c’est en agrégeant ces réseaux personnels qu’il y a réseau social

2.2.3. "Réseau personnel" renvoie aux personnes qui entretiennent des liens forts (notamment via des moyens de télécommunication)

2.3. Mouvement Hippie des années 60

2.3.1. Groupe social qui va se développer "comme" un réseau

2.3.2. Emancipation des individus

2.3.2.1. développement de la "pleine conscience"

2.3.2.2. devenir des individus meilleurs

2.3.2.3. drogues (LSD) doivent permettre ce développement subjectif pour libérer les individus et les consciences

2.3.3. Steward Brand et les Merry Prankster

2.3.3.1. expériences de pleine conscience au contact de différentes drogue

2.3.3.2. compilation des savoir-faire, techniques et références

2.3.3.2.1. Whole Earth Catalog

2.4. Héritage du mouvement Hippie

2.4.1. Idée de bricolage et bidouillage reste

2.4.1.1. étudiants en ingénierie influencés par la culture hippie bidouillent des claviers, amplis, cartes électroniques dans leurs garages

2.4.2. Développement des cultures numériques issues de cette culture hippie

2.4.2.1. augmenter l’individu et développer au maximum ses capacités sociales et intellectuelles

2.4.3. rêve transhumaniste d’augmentation des capacités de l’humain par/grâce aux machines, aux savoirs collectifs et participatifs

2.4.4. La mise en action du premier “réseau social” a été réalisé par un réseau de communautés dont une partie deviendra ce que l’on appelle des Hackers (bidouilleurs)

2.4.5. Eclatement de l’identité par le réseau

2.4.5.1. identité administrative : compte d’accès, carte de crédit

2.4.5.2. identité hors ligne : structures sociales classiques

2.4.5.3. identité construite autour des centres d’intérêt

2.4.5.4. Paradoxe : l'identité devient secondaire, c'est les relations qui sont mises en avant

2.5. La notion d'acteur réseau de Callon et Latour

2.5.1. Plutôt que de s’intéresser au réseau lui-même, il faut s’intéresser aux médiations qui relient les acteurs, le réseau et l’information qui les unit

2.5.1.1. connaître la qualité des médiations afin de comprendre les réseaux

2.5.1.2. ces médiations sont le résultat d’un travail de traduction pour “encoder” tout à la fois les informations, leur circulation et leur décodage

2.5.1.3. médiations comme objets plutôt qu'individus

2.5.1.3.1. dotées par les sujets d’une certaine agentivité

2.5.1.3.2. capacité d’influencer, de transformer et d’agir sur l’action des humains et leurs relations sociales

2.5.1.3.3. les “choses” deviennent des acteurs à part entière car elles ont une certaine agentivité

2.5.2. Séparation de l'identité sociale hors ligne et affirmation que le réseau peut s’émanciper de l’identité

2.5.3. C'est le nombre de liens, leurs formes et les médiations spécifiques qui vont caractériser un réseau social