1. 3.2 Niveaux communs de référence
1.1. En fait, il semble qu’il y ait un large consensus (encore que non universel) sur le nombre et la nature des niveaux appropriés pour l’organisation de l’apprentissage en langues et une reconnaissance publique du résultat. Tout cela permet de penser qu’un cadre de référence sur six niveaux généraux couvrirait complètement l’espace d’apprentissage pertinent pour les apprenants européens en langues.
1.1.1. • Le Niveau introductif ou découverte
1.1.2. • Le Niveau intermédiaire ou de survie
1.1.3. • Le Niveau seuil
1.1.4. • Le Niveau avancé
1.1.5. • Le Niveau autonome ou de compétence opérationnelle effective
1.1.6. • La Maîtrise
2. 3.6 Cohérence du contenu des niveaux communs de référence
2.1. Une analyse des fonctions, des notions, de la grammaire et du vocabulaire nécessaires pour réaliser les tâches communica- tives décrites dans les échelles pourrait faire partie des opérations de développement de nouvelles batteries de spécifications lan- gagières.
2.1.1. Le Niveau A1
2.1.1.1. le niveau le plus élémentaire.
2.1.1.1.1. d’utilisation de la langue à titre personnel – celui où l’apprenant est capable d’interactions simples
2.1.2. Le Niveau A2
2.1.2.1. C’est à ce niveau que l’on trouvera la plupart des descripteurs qui indiquent les rapports sociaux. C’est ici que l’on trouvera également les descripteurs relatifs aux sorties et aux déplacements, version simplifiée de l’ensemble des spécifications transactionnelles du Niveau seuil pour adultes vivant à l’étranger
2.1.3. Le Niveau A2 +
2.1.3.1. On remarquera ici une participation plus active, encore que limitée et accompagnée d’aide.
2.1.3.2. de manière plus significative, une meilleure capacité à poursuivre un monologue,
2.1.4. Le Niveau B1
2.1.4.1. correspond aux spécifications du Niveau seuil pour un visiteur en pays étranger. Deux traits le caractérisent particulièrement
2.1.4.1.1. Le premier est la capacité à poursuivre une interaction et à obtenir ce que l’on veut dans des situations dif- férentes
2.1.4.1.2. Le deuxième trait est la capacité de faire face habilement aux problèmes de la vie quotidienne
2.1.5. Le Niveau B1 +
2.1.5.1. On y retrouve les deux mêmes traits caractéristiques aux- quels s’ajoute un certain nombre de descripteurs qui se concentrent sur la quantité d’information échangée
2.1.6. Le Niveau B2
2.1.6.1. La métaphore est que, après avoir lentement mais sûrement progressé sur le plateau intermédiaire, l’apprenant découvre qu’il est arrivé quelque part, qu’il voit les choses différemment et qu’il a acquis une nouvelle perspective. Il semble que ce concept soit largement confirmé par les descripteurs de ce niveau-ci. Ils marquent une coupure importante avec ce qui précède
2.1.7. Au Niveau B2 +
2.1.7.1. on a mis l’accent sur l’argumentation, un discours social efficace, et la conscience de la langue qui apparaît en B2 se poursuit ici. Néanmoins, on peut aussi interpréter l’accent mis sur l’argumentation et le discours social comme une importance nouvelle accordée aux capacités discursives.
2.1.7.2. Il apparaît également dans la relation logique/cohésion
2.1.7.3. Enfin, c’est à ce niveau que se concentrent les descripteurs portant sur la négociation :
2.1.8. Le Niveau suivant C1
2.1.8.1. est intitulé Niveau autonome. Ce niveau semble être caractérisé par le bon accès à une large gamme de discours qui permet une communication aisée et spontanée
2.1.8.2. Les capacités discursives qui caractérisent le niveau précédent se retrouvent au Niveau C1 avec encore plus d’aisance
2.1.9. Niveau C2
2.1.9.1. ait été intitulé Maîtrise, on n’a pas l’ambition d’égaler la compétence du locuteur natif ou presque. Le but est de caractériser le degré de précision, d’adéquation et d’aisance de la langue que l’on trouve dans le discours de ceux qui ont été des apprenants de haut niveau
3. 4.1.1 Domaines
3.1. Le nombre des domaines possibles est indéterminé ; en effet, n’importe quel centre d’intérêt ou sphère d’activité peut cons- tituer le domaine d’un usager donné ou un programme de cours
3.1.1. – le domaine personnel,
3.1.1.1. est celui de la vie privée du sujet, centrée sur le foyer, la famille et les amis et dans lequel il s’engage également dans des activités proprement individuelles telles que lire pour le plaisir, tenir un journal, pratiquer un passe-temps ou se consacrer à un intérêt particulier, etc.
3.1.2. – le domaine public
3.1.2.1. est celui où le sujet est engagé, comme tout citoyen, ou comme membre d’un organisme, dans des transactions diverses pour des buts différents
3.1.3. – le domaine professionnel
3.1.3.1. dans lequel le sujet est engagé dans son métier ou sa profession
3.1.4. – le domaine éducationnel
3.1.4.1. dans lequel le sujet est impliqué dans un système éducatif, notamment (mais pas obligatoire- ment) dans une institution d’enseignement.
4. 4.1.3 Conditions et contraintes
4.1. • conditions matérielles
4.1.1. a. pour l’oral – clarté de la prononciation (diction) – bruit ambiant (trains, avions, parasites, etc.) – interférences (rue bondée, marchés, cafés, soirées, discothèques, etc.) – distorsions (mauvaises lignes téléphoniques, réception par radio, systèmes de sonorisation) – conditions météorologiques (vent, froid extrême, etc.).
4.1.2. b. pour l’écrit – imprimé de mauvaise qualité – écriture peu lisible – éclairage faible, etc.
4.2. • conditions sociales
4.2.1. – nombre d’interlocuteurs et la familiarité qu’ils ont entre eux – statut relatif des participants (pouvoir et solidarité, etc.) – présence/absence de public ou d’oreilles indiscrètes – nature des relations entre les participants (par exemple, amitié/inimitié, coopération)
4.3. contraintes de temps
4.3.1. – contraintes différentes pour le locuteur et l’auditeur (temps réel) ou le scripteur et le lecteur (plus souple) – temps de préparation (pour discours, rapports, etc.) – limites imposées sur le temps imparti pour les prises de parole et les interactions (par exemple, par des règles, les frais encourus, les événements concomitants et les responsabilités engagées, etc.)
4.4. • autres contraintes
4.4.1. – financières ; angoissantes (situation d’examen), etc.
5. 2.1.1 Compétences générales individuelles
5.1. • Les savoirs, ou connaissance déclarative
5.1.1. sont à entendre comme des connaissances résultant de l’expérience sociale (savoirs empiriques) ou d’un apprentissage plus formel (savoirs académiques)
5.2. • Les habiletés et savoir-faire
5.2.1. cette maîtrise a pu nécessiter, dans l’ap- prentissage préalable, la mise en place de savoirs ensuite « oubliables » et s’accompagne de formes de savoir-être, tels que détente ou tension dans l’exécution.
5.3. • Les savoir-être
5.3.1. sont à considérer comme des dispositions individuelles, des traits de personnalité, des dispo- sitifs d’attitudes.
5.3.2. On ne pose pas ces savoir-être comme des attributs permanents d’une personne et ils sont sujets à des variations.
5.4. • Les savoir-apprendre
5.4.1. peut aussi être paraphrasé comme « savoir/être disposé à découvrir l’autre », que cet autre soit une autre langue, une autre culture, d’autres personnes ou des connaissances nouvelles.
6. 2.1.2 Compétence à communiquer langagièrement
6.1. • La compétence linguistique
6.1.1. est celle qui a trait aux savoirs et savoir-faire relatifs au lexique, à la phonétique, à la syn- taxe et aux autres dimensions du système d’une langue, pris en tant que tel, indépendamment de la valeur sociolinguis- tique de ses variations et des fonctions pragmatiques de ses réalisations
6.2. • La compétence sociolinguistique
6.2.1. Sensible aux nor- mes sociales (règles d’adresse et de politesse, régulation des rapports entre générations, sexes, statuts, groupes sociaux, codification par le langage de nombre de rituels fondamentaux dans le fonctionnement d’une communauté
6.3. • La compétence pragmatique
6.3.1. Elle renvoie éga- lement à la maîtrise du discours, à sa cohésion et à sa cohérence, au repérage des types et genres textuels, des effets d’ironie, de parodie